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 Someone else's heart

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MessageSujet: Someone else's heart   Dim 13 Mar - 15:48

Sirius s’était réveillée de bonne humeur ce matin, il avait pu gâter Elizabeth comme il se devait à la date d’un 14 février, il s’était montré complètement dévoué et aux petits soins pour elle. Il lui avait amené son repas au lit, il lui avait offert un collier hors de prix de chez Tyffany’s, il avait pris l’habitude d’acheter tous ses bijoux là, sans doute parce que sa mère ne jurait que par cette boutique, du coup, il s’était persuadée qu’une femme ne pouvait qu’être heureuse en recevant un bijou de là-bas. Très gentleman, il avait été jusqu’à la déposer à son boulot en lui faisant un long et profond baiser lors de son départ. Une fois celle-ci partie il sifflota dans sa voiture, augmenta la musique de la radio et se mit à chanter tout en tapant en rythme sur son volant. Il voulait que cette journée soit bien pour elle. Il avait réservée dans le meilleur restaurant de la ville. Et il avait dans l’intention d’aller lui acheter une bague de fiançailles, il n’avait pas eu l’occasion de le faire vu que tout avait été un peu précipité. Évidemment, pour avoir le temps de faire tout ça, il avait pris sa matinée dans son bureau. Sirius faisait souvent des heures supplémentaires, son boss ne pouvait pas lui refuser ça. Une nouvelle musique passa et il s’imaginait avec sa guitare à suivre le rythme de la chanson.

Il avait toujours aimé la musique, il avait toujours trouvé celle-ci apaisante et rassurante, il avait l’impression d’être en paix avec lui même lorsqu’il écoutait de la musique. Il se mit à chantonner le refrain avec emphase. Il embarqua sur la 5ème avenue avec un grand sourire sur les lèvres, c’était vraiment une bonne journée, il se gara rapidement en face de chez ses parents. Il avait eu de la chance pour une fois. Il lança un regard à la maison de son enfance, son chez lui. Il y passerait une fois ses achats terminés. Même s’il ne s’en vantait pas, il était certain que Sirius était un fils à papa & maman et il avait envie de gâter la première femme de sa vie. Ainsi qu’officiellement annoncer ses fiançailles… elle n’aurait sans doute pas apprécier l’apprendre via téléphone interposé.

Il rentra chez Tyffany’s et on le reconnut aussi tôt comme un « De la Vega », ceux-ci étaient connus pour être des gros dépensier en bijoux. On se montra aimable avec lui. Il évita de rouler des yeux, il détestait qu’on lui lèche les bottes… il détestait qu’on se montre si… mielleux, ça en devenait presque écœurant. Finalement, son choix ce porta sur une bague avec quelques ornements, il demanderait conseil à sa mère au pire si celle-ci ne plaisait pas à Felicity, il avait confiance dans les choix de sa petite maman comme il l’appelait affectueusement. Il rangea l’étui dans la poche de sa veste et ne s’en formalisa pas plus. En ressortant, il se dirigea vers chez un fleuriste pour acheter une composition florale. Il ne voulait pas se rendre les mains vides dans la maison de son enfance. Et alors qu’il était servi, il fit un tour du magasin, il sifflotait une nouvelle fois avec la musique et quand la musique prit fin, l’annonce qui suivit lui fit perdre son sourire. « Comme vous le savez, Elinor est de retour dans la ville de sa naissance et on a tous hâte d’entendre les morceaux qu’elle a composé, on essayera d’être les premiers à vous diffuser sa musique sur notre poste de radio ! » « Voici monsieur, ça ferait 70$. » Sirius sortit l’argent avec indifférence et prit son bouquet.

Son sourire était parti. Elinor… tout lui rappelait qu’elle était revenue… qu’elle était là, quelque part, tout près mais qu’elle n’était pas pour autant décidé à le revoir… ça le blessait, ça le rendait mal de savoir qu’elle n’essayait même pas de venir le voir… il l’avait attendu si longtemps et elle… elle se faisait encore désirer. Il la trouvait égoïste pour le coup. En remontant sa rue, son regard glissa sur une maison voisine à la sienne. Cette maison abritait le clan d’Elinor. La proximité de leur habitation plus jeune leur avait permis de partager encore plus de jeux, quand ils pleuvaient, ils se réfugiaient chez l’un ou chez l’autre pour continuer de partager leurs moments complices. Et alors qu’il était encore à 100 mètres de chez lui. La porte de chez Elinor s’ouvrit. Il eut un sourire amusé en se demandant qui de la famille Reagan-Williams il allait croiser. Kaliska, Charlie, Sheyenne ou encore Andrew ? Zack étant trop petit pour sortir sans être accompagné. Il les connaissait depuis tellement d’années qu’il les considérait comme des sortes de cousins.

Cela dit, quand il vit la personne en question il s’arrêta aussi tôt… c’était sa maison après tout… c’était sa rue… c’était normale qu’il la croise ici… sauf qu’il n’était pas préparé à tomber par hasard sur Eli… il s’attendait à un coup de téléphone, ils se seraient un peu disputé parce qu’ils étaient ainsi puis auraient convenu d’un endroit où se retrouver et ils auraient parlé… mais là, il n’était pas préparé à la revoir. Elle ne l’avait pas remarqué encore, lui la contemplait de loin. Elle semblait plus sûre d’elle que la dernière fois. Plus forte, plus solide, plus déterminée, de là où il était, il se rendait compte que rien ne semblait pouvoir l’arrêter. Il cligna des yeux. Peut-être devait-il faire demi-tour… peut-être qu’ils n’étaient pas préparé à se reparler juste comme ça… cela dit, il n’arrivait pas à détacher son regard bleuté d’elle. Elle du sentir qu’on la regardait car elle le vit à son tour. Il retint sa respiration. Ses yeux… beaucoup parlait de la beauté des traits d’Elinor, elle était décrite comme… frôlant la perfection féminine, son sourire, sa taille parfaite, la façon qu’elle avait de rejeter ses cheveux en arrière… tous s’accordaient pour dire qu’elle était envoûtante. On vantait tellement de choses chez elle… mais beaucoup négligeait la beauté de son regard, de la profondeur qu’il pouvait avoir… il s’avança prudemment, les sourcils froncés… que pensait-elle de le voir là comme ça ? Il essaya de repousser au loin le souvenir qu’avant il n’avait pas besoin de se poser de questions sur elle. Il savait tout d’elle.

Une fois qu’il fut à un mètre d’elle il s’arrêta, son regard était triste, son sourire désabusé. Il avait l’impression d’être un idiot avec ses fleurs… et la poche qui contenait l’étui de la bague lui semblait soudain lourde… il se racla la gorge, l’avantage d’être avocat c’était qu’il avait une aisance pour parler désormais. L’autre avantage était qu’en toute situation il devait être classe, c’est pour cela qu’il portait constamment des costumes, on lui avait enseigné que les bons avocats séduisaient autant par la parole que physiquement. Il était content qu’Eli le voit ainsi, dans sa tenue fonctionnelle… il voulait qu’elle voit qu’il était… sérieux, adulte, responsable et qu’il n’allait pas agir de façon inconsidéré avec elle… du moins, il espérait vraiment qu’il ne le ferait pas. « Bonjour Elinor » dit-il d’une voix claire et grave.
Sirius W. De la Vega

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MessageSujet: Re: Someone else's heart   Dim 13 Mar - 15:51

Tout était là : ses anciens jouets, son lit de jeune fille, son bureau verni, les dizaines de photos sur son mur, son pyjama devait même toujours être plié, en haut du la pile du premier tiroir. Tout était là et pourtant, Elinor ne se sentait pas chez elle. Zack à moitié endormi dans les bras, elle parcourut une nouvelle fois du regard sa chambre. Non... Elle qui avait pensé retrouver le sentiment de se sentir chez soi en quittant son tout nouvel appartement new-yorkais pour retourner entre les murs qui avaient accueilli ses jeunes années, c'était perdu. Elle avait l'impression d'être en visite, d'être de passage, comme toujours. A vrai dire, elle-même avait du mal à se dire qu'elle était vraiment revenue, et qu'elle allait rester. Tout ce que ça impliquait ! Y penser, théoriquement, dans l'atmosphère tamisée et rassurante du manoir des Williams, c'était beaucoup plus facile que d'affronter la réalité. Il y avait tellement en jeu... Elinor en avait parfaitement conscience, mais elle refusait de s'avouer qu'elle avait peur de flancher, de fuir à nouveau. A Paris, c'était tellement plus facile d'être soi-même, complètement libérée de toute cette pression qu'elle avait sur les épaules, de ce nom si long qui impliquait tellement de responsabilités ! Certes, elle avait ses parents, et elle avait déjà revu plusieurs de ses plus chers amis qui lui avaient montré à quel point ils étaient heureux de les revoir, de voir comme elle avait changé, cette maturité qu'ils pensaient qu'elle avait prise mais dont elle n'était pas sûre de se rendre compte... Mais ce n'était pas suffisant pour la rassurer. Elle s'approcha des photos, sourit en voyant le sourire de Sofia emplir quatre photos, et son regard se fit plus nostalgique lorsqu'elle tomba sur des clichés du frère de la blonde alors qu'ils n'étaient que des enfants.

La porte de l'appartement claqua et la voix de Sheyenne Reagan-Williams (née Toledo, c'est à préciser !) retentit. Elinor signala sa présence et sa mère passa bientôt la tête dans l'entrebâillement de la porte. « Il s'est endormi ? » demanda-t-elle en s'approchant. « Presque, tu veux que je le mette dans sa chambre ? » Sheyenne nia de la tête et prit le petit des bras de sa fille. « Je m'en occupe, t'avais pas rendez-vous ? » Elinor réfléchit un instant avant d'ouvrir grand les yeux, de coller une bise sur la joue de sa mère et se filer dans le salon où elle prit son sac. En apprenant qu'elle était revenue, beaucoup de ses anciens amis avaient voulu la recontacter. Certains pour la gloire, d'autres par simple curiosité, ou encore parce qu'ils voulaient vraiment savoir comment elle se portait, là n'était pas la question. Et, le matin même, elle avait convenu avec Seth Woods qu'elle le rencontrerait pour un café. Elle n'était pas certaine d'être enchantée par cette perspective, mais il faisait aussi partie de son « ancienne bande » et elle espérait qu'ils s'arrêteraient aux formalités sans aborder les diverses raisons qui les avaient fait rompre, juste avant le départ de la jeune fille.

En arrivant en bas de l'escalier, Elinor fut rattrapée par sa mère qui l'appelait et dont la voix résonnait dans tout l'immeuble. Elle attendit quelques instants et, lorsqu'elle eut enfin un contact visuel avec sa mère, elle sentit qu'elle s'apprêtait à dire quelque chose dont elle ignorait la portée. « Est-ce que tu l'as revu ? » Elinor fit mine de ne pas comprendre, sa mère lui adressa une moue qui disait clairement qu'elle n'y croyait pas une seconde. Finalement, sa fille soupira et passa une main gênée dans ses cheveux. « Non, j'ai été plutôt occupée, je viens de rentrer, il y a eu l'interview et puis, les gens m'ont appelé et les concerts et - » « Eli... » Cette fois-ci, la jeune femme lui adressa un regard carrément énervé. « Maman, pas maintenant. » Elle devina la question de sa mère. « Quand, alors ? Tu ne peux pas fuir pour toujours, chérie, tu le sais... » Un lourd silence s'installa et Shey mima un « je t'aime » avant de remonter jusqu'à chez elle. Un instant plus tard, elle ouvrait la porte de nouveau et criait dans le couloir. « Au fait, déchire tout ce soir ! » Sa fille éclata de rire et ouvrit la porte de son immeuble pour sortir sur la 5e avenue. Au moins, elle savait comment la faire passer de la tension à l'excitation. Oui, ce soir allait être génial. Elle allait être géniale, elle s'était promis de l'être. C'était pour ça qu'elle avait travaillé dur, pour pouvoir chanter ici. Pour pouvoir vivre de son talent, comme un souvenir dans sa tête le lui avait rappelé pendant toute la composition de l'album.

Elle rangea son téléphone dans son sac et, instinctivement, leva la tête vers le bout de la rue. « Oh... » murmura-t-elle, soudainement à court de souffle. Son regard avait capté une silhouette bien trop familière et elle resta immobile un instant, le regard empli de surprise, avant d'oser un léger mouvement. Comment ? Oh, il allait penser qu'elle le fuyait... Elle aurait du l'appeler, définitivement. Enfin, il devait forcément savoir qu'elle était revenue, pourquoi lui ne l'avait pas appelée ? C'était lui qui était parti avec des injures plein la bouche, qui l'avait laissée sur un tarmac avec une dignité à ramasser à la pince à épiler.

Et rapidement, il fut près d'elle. Si il y avait bien quelqu'un pour qui elle n'avait pas préparé de discours, c'était bien lui. Et pourtant, alors que son coeur s'était serré à chaque fois qu'elle avait pensé à eux, il battait avec vigueur et entrain alors qu'elle observait les traits de son visage. Un léger sourire se dessina sur les lèvres d'Elinor. Est-ce que ça ne faisait vraiment que deux ans qu'ils s'étaient vus pour la dernière fois ? « Bonjour Elinor » La jeune fille frissonna en entendant cette voix qu'elle n'avait plus imaginée que dans ses plus profondes pensées. Il était... distant, prudent peut-être... et froid, dans un sens. Le visage d'Eli se ferma un instant, est-ce qu'il lui en voulait vraiment ? « De la Vega », répondit-elle d'abord. Elle marquait une distance avec ce patronyme et pourtant, ce n'était que pour avoir encore un instant pour l'admirer. Son regard s'attarda longtemps sur son visage, sur ces traits qu'elle avait déjà vu des centaines de fois & que pourtant, elle semblait réapprendre. Sirius avait toujours été beau, elle l'avait admis à quatre ans, elle n'allait pas le renier maintenant. Mais là... Il était magnifique. Elle avait toujours du mal à admettre qu'il était là, mais elle regrettait chaque instant qu'elle avait passé sur le sol américain depuis son retour sans l'avoir vu.

C'était Sirius ! Elle le reconnaissait, sous ses airs de grand homme de la ville, il était toujours son meilleur ami. Il était là, non ? Pendant un temps, elle avait même pensé qu'elle pourrait ne plus jamais le revoir... Et si elle était revenue, c'était aussi pour lui : il avait été sa principale motivation, sa pensée la plus présente pendant deux ans. Lorsqu'il lui avait craché au visage, elle avait senti qu'elle n'avait plus le contrôle sur lui, qu'il ne supporterait plus ses plaintes ou ne répondrait plus à ses messages futiles, qu'elle ne partagerait plus son lit pour le regarder pendant des heures une fois endormi. Ca l'avait rendue folle... Mais elle voulait le rendre fier. Peu importait ce que pensaient les médias, ou même ses parents, c'était le regard de Sirius qui lui avait fait le plus de mal lorsque, sept ans plus tôt, lorsqu'elle était sortie de son procès. Lui, qui rêvait d'être avocat, que pouvait-il penser d'une fille qui passait son temps à outrepasser la loi ? Malgré tous ses efforts, elle avait eu la sensation, après qu'il l'ai quitté, qu'elle n'avait fait que le décevoir depuis toujours, mais elle ne s'était pas attendue à ce que ce soit elle qui soit aussi impressionnée.

Elle n'avait pas envie de penser à ça, pas alors qu'il était si près d'elle, pas alors qu'elle le retrouvait tout juste. Elle avait besoin de le toucher, de se laisser entourer par ses bras, comme au bon vieux temps. Elle ne voulait pas parler de ce qu'il pouvait bien avoir dit, ou ce qu'elle pouvait bien avoir fait, parce qu'elle savait que si elle franchissait le dernier pas qui les séparait, elle ressentirait enfin ce qu'elle cherchait. « Sirius... » dit-elle finalement, un léger trémolo dans la voix, avant de laisser tomber son sac à terre et de s'approcher de lui pour passer ses bras autour de son cou et l'attirer contre elle. Les habitudes revenaient vite, elle se mit sur la pointe des pieds et son menton trouva sa place sur l'épaule de son meilleur ami de toujours alors qu'elle resserrait son étreinte. Elle avait tellement pensé à lui qu'elle avait oublié ce qu'était la sensation d'être vraiment dans ses bras. Elle était rentrée chez elle, enfin.
Elinor Reagan-Williams

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MessageSujet: Re: Someone else's heart   Dim 13 Mar - 15:52

C’était vraiment étrangement de revoir Eli dans ce décor si familier, dans cette rue qui les avait vu grandir et qui avait été le témoin de la naissance de leur amitié. La cinquième avenue rassemblait la plupart de ses souvenirs les plus joyeux. A l’époque, sa chambre était une sorte de château fort où il n’était qu’un enfant inconscient des responsabilités d’un adulte. Ses parents avaient tout fait pour qu’il reste un enfant le plus longtemps possible, qu’il puisse jouer et s’épanouir en toute quiétude. Ils avaient veillé à ce que son développement se fasse autant de manière intellectuelle que physique en passant par le sport, l’apprentissage de langues ou encore de la musique. Il avait toujours su apprécier les grands classiques, évidemment, sa sœur avait joué sur ce dernier point, on ne devenait pas une ballerine en écoutant des chansons de la dernière décennie.

Mais il n’y avait pas que sa maison, il y avait aussi celle d’Eli. Quand il allait chez elle, il avait toujours bien été accueilli au contraire de sa jumelle. De plus, il n’hésitait jamais à faire de la chambre de sa meilleure amie la « sienne » en quelque sorte, enfants, ils avaient joué chez l’un ou chez l’autre sans faire de distinction, s’inventant un monde avec leur code bien à eux. Certains jours, ils partaient à la recherche de trésor perdu, sauvaient le monde d’une imminente catastrophe ou encore créaient une fusée pour voir les étoiles le tout en restant dans leur chambre. Déjà petit, Sirius n’aimait pas partager ses moments avec Eli, son père devait toujours lui forcer la main pour qu’il accepte que James, Ana, Muwgli, Willow, Lily, Joachim ou Rosalie se joignent à eux… il avait toujours été plus méfiant des garçons. Bien sûr, il leur faisait confiance… mais la première place dans le cœur d’Eli était bien la seule chose qu’il ne pouvait pas perdre et il avait fait en sorte de ne jamais laisser cette opportunité à quiconque.

En grandissant, ils n’avaient plus pu jouer aux mêmes jeux, mais ils restaient tout de même ensemble, proches, Sirius pouvait lire une histoire avec Eli couché sur lui sans aucun soucis. Ils pouvaient aussi mettre la musique à fond pour danser, chanter et sauter ensemble sur le lit. Ils dormaient toujours ensemble et évidemment, ça n’avait pas manqué, il y avait eu ce moment étrange quand il avait réalisé qu’elle avait une poitrine, plus tard, il y avait eu cet autre moment bizarre où étendue sur son lit et lui assis à son bureau il avait été fasciné par une vision éphémère du ventre de sa meilleure amie, il avait eu envie de toucher la texture de sa peau, il avait eu envie de la caresser à cet endroit spécifique… il n’avait rien dit, il avait fait mine de rien, à chaque fois qu’il réalisait combien Eli devenait belle, il allait chercher Rosalie pour ne pas qu’ils restent qu’à deux, pour ne pas qu’il fasse quelque chose qu’il regretterait. Evidemment, cela n’empêchait pas ses parents de parfois débarqué sans prévenir dans sa chambre pour « chercher » des objets. On aurait dit qu’ils espéraient tomber sur quelque chose.

Ce qu’ils n’avaient jamais compris, c’était que la relation d’Eli & Sirius étaient au-delà d’une simple relation charnelle. Sirius ne se serait jamais abaissé à un acte aussi étrange avec sa meilleure amie, il aurait eu trop peur de tout gâcher, de trop chambouler leur amitié. Au début ça avait été dur, il n’était qu’un ado après tout… mais avec le temps, il s’y était fait, il avait su contrôler son désir le plus instinctif pour leur bien…

C’est pour tout ça qu’il lui en avait voulu d’être partie. Sirius avait l’impression d’avoir fait beaucoup de sacrifices au nom de leur amitié, il avait fait beaucoup d’efforts pour lui prouver qu’il tenait à elle, pour lui montrer son affection de toutes les façons possibles pour un ami, il avait toujours fait passer les envies d’Eli avant les siennes… parce qu’elle avait toujours eu un manque de confiance à cause d’une légère défaillance du côté de Sirius à son 6ème anniversaire. Et son départ… ça avait été très dur à vivre au quotidien, elle lui avait affreusement manqué… et il n’avait plus su lui parler, plus su partager ces moments qu’il avait tant chéri… mais il respectait trop Eli pour l’empêcher de faire ce qu’elle voulait… alors quand finalement il avait décidé d’aller la voir… ça s’était mal passé.

Il avait été odieux, il en était conscient. Mais Eli avait été si égoïste, elle était partie pour changer, elle était partie pour se retrouver… appréhensif, il s’était demandé quelle sorte de femmes elle était devenue… et au final, il avait retrouvé la même Eli que le jour de son départ. Inchangé, instable, friande d’aventures dangereuses, jouant de son nom à tour de bras et profitant de l’argent de ses parents… son sang n’avait fait qu’un tour, il s’était privé d’elle pour rien. Il s’était privé de sa meilleure amie pendant des années pour qu’elle reste la même. Il avait été cruel, tentant de lui faire aussi mal qu’elle l’avait fait par son absence…

Sirius baissa le regard à ce souvenir. Il avait volontairement blessé Eli. Parce qu’il avait toujours su où appuyer… et il savait qu’il devait s’excuser. Il regarda Eli… lui en voulait-elle encore ? « De la Vega »

Sirius ferma les yeux, eut un sourire amer. Evidemment, ça n’avait pas manqué, Eli était rancunière, Eli ne lui pardonnait pas une faute commise lorsqu’il n’avait que 6 ans… alors ça, ça n’était pas passé… il serra les poings, leur amitié était-elle finie ? Est-ce que tout leur passé était rayé ? Il était prêt à se battre pour elle, pour eux, pour ce lien…

Elle l’observait ouvertement, alors il se permit d’en faire de même, sous ce silence pesant, il apprenait à redécouvrir sa meilleure amie, la dernière qu’il l’avait vu, elle n’avait pas vraiment changé. Là elle semblait plus sûr d’elle, plus adulte, plus mâture, son regard était moins perdu, elle s’était donnée un objectif et ça se sentait, ça se voyait. Finalement, elle parla de nouveau. « Sirius », il frissonna, son prénom dans la bouche d’Elinor. C’était agréable, il se sentit soudain plus vivant, électrisé, pour voir l’admiration dans le regard d’Elinor, il n’avait jamais lésiné, s’il était devenu l’homme qu’il était aujourd’hui, c’était uniquement pour être le plus parfait possible à ses yeux, pour rester le plus longtemps possible le numéro 1 dans le cœur de sa meilleure amie.

Et sans qu’il ne s’y attende, elle franchit cet océan qu’elle avait mis entre eux pour le serrer contre lui. Les bras ballants, il lâcha son bouquet pour sa mère, au début il ne su qu’en faire, puis doucement, son cerveau et son cœur se mirent à fonctionner et instinctivement il la serra contre lui, ses mains entourant délicatement sa taille, elle était là, elle était contre lui, comme avant. Leur corps se fondaient tellement bien ensemble, deux faces d’une même pièce, elle était sa complémentarité, elle et aucune autres. Il était ému, avec l’aide de sa main droite, il souleva le menton d’Eli pour mieux la contempler, il lui caressa le visage du bout des doigts avant de poser ses lèvres sur sa joue, un premier baiser, suivi d’un deuxième, il frotta le bout de son nez contre sa joue. « Mon Eli » souffla-t-il ému de pouvoir réutiliser son surnom après tout ce temps. « Dis-moi que c’est bien toi, que je ne rêve pas » murmura-t-il incapable de se détacher de son corps, incapable de mettre une distance plus approprié entre eux deux.

Finalement, comme lors de son départ, il déposa son front sur celui d’Elinor, elle émettait la même chaleur que la dernière fois, ils étaient si proches que leur souffle se mélangeait presque, il s’en fichait, il passa sa main dans les cheveux noirs de sa meilleure amie, il la retrouvait enfin. « Ne pars plus… » son ton était suppliant, son regard blessé. Tant pis s’il paraissait faible. 6 ans sans la voir, 6 ans de manque, 6 ans de solitude… 6 ans où il s’était senti perdu sans son repère principal. 6 ans où il avait dû faire semblant qu’il était toujours le même… sauf que non, il n’était plus tout à fait le même, il ne pouvait pas être un Sirius confiant sans l’appui d’Elinor… alors devant elle il laissa tomber le masque et il lui montra la tristesse profonde que son départ avait provoqué chez lui.

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MessageSujet: Re: Someone else's heart   Dim 13 Mar - 15:53

Elinor avait du mal à croire qu'elle était passée à côté de ça. Bien sûr que c'était de lui dont elle avait besoin, ça l'avait toujours été. Certes, elle avait été très heureuse de revoir ses parents, ou de serrer son petit frère dans ses bras, ou même de pouvoir papoter avec Sofia, mais Sirius était... il était le plus important. « Mon Eli » Le coeur d'Elinor loupa un battement. C'était une véritable affirmation, et elle se serait sûrement rapprochée plus si elle l'avait pu. Ses lèvres sur sa peau, son parfum si proche, ses mains qui lui avaient manqué, sa voix, son sourire, Sirius lui avait manqué sur tellement de points ! Elle-même avait failli l'appeler plusieurs fois ces dernières années, ne serais-ce que pour le tenir informé, ne serais-ce que pour entendre sa voix... Mais c'était aussi quelque chose qu'elle devait accomplir toute seule : grandir. Evoluer... et elle était fière d'y être arrivée, ou du moins d'avoir fait son possible pour rendre possible ses rêves et à apprendre à ignorer ou à combattre ce qui ne lui plaisait pas plutôt que de le subir. Tout ce qui lui avait manqué, à Londres, c'était Sirius. Ses concerts, elle aurait bien pu les faire là-bas, inviter ses amis à venir la voir et leur offrir une des grandes chambres du manoir pour quelques jours. New York était empli de mauvais souvenirs et en rentrant chez elle, elle savait qu'elle devrait faire face à toutes sortes de réactions, y compris ceux qui l'accuseraient d'avoir tiré un trait sur tout ce qu'elle avait pu être ou faire. Elle l'avait accepté, parce que la seule personne qu'elle voulait impressionner, avec qui elle voulait partager le fruit de son dur travail.

Et tout ce chemin, toutes ces années et leur lot d'aventures, d'impasses, de déceptions, d'erreurs, de pénitence, de tentatives pour se racheter, tout ça pour la mener ici, où tout avait commencé, dans les bras de son Sirius. Alors qu'elle s'était sentie coincé dans un étau pendant tout ce temps, elle sentait enfin qu'elle pouvait avancer, parce que Sirius était de nouveau à ses côtés. Les journaux avaient appelé ça « la parenthèse » et ils ignoraient à quel point ils avaient raison. Elle revivait, littéralement. « Dis-moi que c’est bien toi, que je ne rêve pas » Alors doutait-il ? Dans ses bras, elle avait pourtant l'impression d'être redevenue cette jeune adolescente fragile, influençable mais indubitablement tête brulée. Ses bras se desserrèrent et elle laissa ses mains se poser sur la nuque de son meilleur ami, ses yeux se plongeant dans les siens. Bien sûr que c'était elle, à vrai dire elle ne s'était pas autant sentie elle-même que maintenant. Et elle voulait qu'il le sache, qu'il le devine dans son regard, et qu'il lui prouve par la même occasion qu'il avait toujours cette facilité à la comprendre et, il fallait le dire, à la dompter. « On fait le même, alors... » murmura-t-elle alors que son sourire s'élargissait. Oui, c'était plutôt à elle de se demander si il était réel, si elle était vraiment dans ses bras comme elle l'avait été six ans auparavant, dans un grand aéroport pas si loin d'ici. Surtout, son coeur se gonflait à la simple perspective de savoir que leur ardoise pouvait être effacée. Elle avait compris ses erreurs mais revenir ici était déjà un grand pas et elle aurait beaucoup de mal à l'admettre devant le seul qui ai osé être totalement franc avec elle, et elle avait tellement détesté l'image qui transparaissait à travers le regard de Sirius ! Elle s'était habituée à être exceptionnelle pour lui. Même si la compétition les avait animées pendant des années, elle avait vite pris conscience que la relation qu'il avait avec Sofia et celle qu'ils entretenaient était totalement différente ; et lorsque, à quinze ans, elle se retrouva à vouloir follement l'embrasser alors qu'il était profondément endormi, elle avait eu peur de perdre sa place si confortable auprès de lui. Lorsqu'elle avait fini par admettre que ses hormones jouaient avec ses sentiments, elle n'avait pas osé le lui avouer. Après tout, malgré l'immense respect qu'il avait (et qu'Elinor ne partageait presque jamais) pour les filles avec qui il avait eu une relation, aucune n'avait été éternelle. Elinor, elle, le serait. Elle resterait avec lui pour toujours parce qu'elle était sa meilleure amie, et qu'il était inconcevable qu'il puisse la voir autrement. La jeune fille s'était alors mis en tête un autre garçon, un garçon qui ne ressemblerait pas à Sirius, qui pourrait le lui sortir de la tête et lui permettre de garder une relation saine sans que son meilleur ami ne connaisse les sentiments qui la perturbaient. Et pendant trois ans, elle avait fait tourner Seth dans tous les sens, l'avait manipulé à toutes les sauces et l'avait trompé sans hésiter lorsqu'il ne suffisait plus à effacer l'image d'un Sirius torse nu ou d'une nuit plus difficile que les autres. Et finalement, par un horrible concours de circonstance, elle avait fini par ne se sentir perçue que comme une ratée aux yeux du De la Vega. Certes, elle avait ses mauvaises habitudes, sa folie du volant, ses caprices, mais... elle avait eu l'impression de le dégoûter à un niveau beaucoup plus supérieur.

Son front heurta doucement celui de Sirius et une de ses mains glissa sur son torse. « Ne pars plus... » Le coeur d'Elinor se gonfla et, pendant un instant, elle baissa les yeux. Au moins, le message était clair, peu importait qu'il lui en veuille ou qu'elle lui en veuille, ou qu'ils s'en veuillent mutuellement, il ne la rejetait pas. Et elle se sentait comme cette petite fille à qui il avait promis, un jour, de l'emmener sur son cheval noir, et de rester avec elle pour toujours. Ca non, elle n'était pas prête de le quitter à nouveau, pourquoi diable voudrait-elle faire ça ? Il suffisait qu'elle sente son sourire, son coeur dans sa poitrine pour savoir qu'il n'y avait qu'auprès de lui qu'elle se sentait... entière. Elle acceptait tous les sacrifices qu'elle avait dû faire si il lui promettait qu'ils ne se quitteraient plus jamais à partir de maintenant. La jeune fille leva de nouveau les yeux vers Sirius et son regard s'emplit de malice. « La prochaine fois, je t'emmènerais avec moi », répondit-elle simplement. Oui, c'était ce qui importait, n'est-ce pas ? Paris aurait certainement été une vraie merveille si elle avait eu l'occasion de la visiter avec lui, mais la ville lui avait semblé vide et hostile lorsqu'elle y avait emménagé seule, à dix-neuf ans. Elle pourrait bien s'aventurer en Arctique qu'elle pouvait parier sur des vacances inoubliables, avec lui. Elle avait eu moins conscience qu'il lui manquait pendant son absence que maintenant qu'elle l'avait retrouvé, c'était déstabilisant mais terriblement plaisant.

Elle resta encore un instant son front collé contre celui du jeune homme avant de s'écarter légèrement, sans pour autant le laisser trop s'éloigner. Elle ne voulait pas que ses mains la quittent et, bientôt, ses doigts frôlèrent la joue de Sirius alors qu'elle l'admirait de nouveau. « Tu as changé... » reprit-elle. Sofia ne lui avait pas parlé de Sirius lorsqu'elles s'étaient vues, plus tôt dans la semaine, elle ne le mentionnait presque jamais en présence d'Eli. Mais... elle aurait pu la prévenir ! Elle désigna le costume de Sirius. « Est-ce que monsieur est habillé pour sa dure journée de travail à la Cour de justice ? » hasarda-t-elle en souriant. Sirius avocat... Elinor l'en avait toujours cru capable, même quand lui-même semblait en douter. De toute façon, Sirius pouvait avoir tout ce qu'il voulait.
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MessageSujet: Re: Someone else's heart   Dim 13 Mar - 15:54

Elle était enfin là, enfin auprès de lui, après tout ce temps, il rayonnait, il se sentait heureux, heureux de la retrouver, heureux de la récupérer pour lui. Elle revenait enfin à ses côtés et il pouvait déjà les voir récupérer leurs habitudes, leurs traditions. Il se voyait partager le lit d’Eli encore un temps, il allait pouvoir reparler librement à sa meilleure amie, il allait pouvoir retrouver son corps, sa chaleur, sa douceur.

Cela dit, il avait du mal à concevoir que c’était effectivement elle, après tout ce temps, c’était normal qu’il ait des doutes sur la véracité du moment. Il l’avait tellement rêvé les années précédentes le retour d’Eli qu’à chaque réveil il s’était senti mal. Et si encore une fois c’était faux ? Son cœur se fit lourd. C’est pour ça qu’il du le demander de vive voix, il voulait qu’elle réponde… n’importe quoi, pour juste entendre le son de sa voix une nouvelle fois il était prêt à tout. Mais en attendant, il profitait de l’avoir sous la main pour pouvoir la toucher, partout où il était convenable de le faire, mais si ça n’avait tenu qu’à lui, il aurait déposé sa main sur le cœur d’Eli, pour le sentir battre contre sa paume… malheureusement, ça n’entrait pas dans le code de l’amitié. C’était un geste qui allait un peu au-delà. « On fait le même, alors... » son sourire s’élargit, c’était elle, il la reconnaissait dans sa façon de répondre, dans sa façon d’être avec lui.

Elle semblait tout aussi heureuse que lui de le retrouver à son tour, son sourire était éclatant, ses yeux brillaient tellement, oui, lui aussi se sentait plus vivant. Il devait être dans un état semblable, Eli avait tellement de pouvoir sur lui qu’elle pouvait influencer son humeur par un sourire, elle avait sur lui une telle ascendance, elle ne l’avait pas toujours réalisé, mais c’était pourtant vrai, il avait toujours écouté ses conseils, il avait toujours tenté d’être mieux et de faire mieux pour elle, uniquement pour elle. Leur proximité lui avait tellement manqué, la prendre ainsi dans ses bras, être si proche, dans ce genre de moment, il avait l’impression qu’elle était sienne, totalement, et pour quelqu’un d’aussi possessif que Sirius c’était vraiment important d’avoir ce sentiment, ça le rassurait… et il avait besoin d’être rassuré, après tout ce temps, tout ce manque ! Elle le caressait, du bout des doigts, redécouvrant son corps, le trouvait-elle changé ? Avait-il vieillit à ses yeux ? Le trouvait-elle fondamentalement différent ? Tout ce qu’il savait c’était qu’il ne voulait plus qu’elle parte, le reste en soit, il s’en fichait un peu, mais ça il y tenait, maintenant qu’elle était de retour, il n’avait pas envie de la lâcher, il ne voulait plus la laisser filer aussi longtemps.

« La prochaine fois, je t'emmènerais avec moi » Sirius fronça aussi tôt les sourcils… il cligna des yeux déstabilisé par sa réponse, il baissa la tête et eut une moue embêté… la prochaine fois… sa vie était à New York. Il n’avait plus l’âge de partir pour faire ce que bon lui semblait à travers le monde. Enfin, il était jeune mais… il avait tant bosser pour arriver là où il était… sa famille, sa vie se construisait à New York… il était parti pour faire des études à Yale durant un temps… mais il avait toujours su que c’était dans la ville qui l’avait vu naître qu’il voulait bosser… elle lui aurait proposé la première fois, il serait parti avec elle sans aucun problème.

Sauf que le temps avait passé désormais, il avait des obligations, des gens comptaient sur lui, il avait des responsabilités, envers ses clients, son patron, envers ses parents qui avaient tout de même payé ses études même si en soit… ça n’avait pas fondamentalement changé l’étendue de leur compte en banque… Sirius n’était plus un adolescent, il n’était plus au début d’une nouvelle page, il mettait presque fin à un chapitre important de sa vie, il devenait adulte. Il avait vieilli, il le sentait, il avait eu des affaires qui lui avait brisé le cœur, des histoires qui l’avaient fait réfléchir… Sirius ne pouvait pas partir juste comme ça… « Peut-être… » se contenta-t-il de répondre par politesse.

Cette voie qu’était le droit, il ne savait pas si c’était la bonne, il avait hésité, longuement, chacun de ses doutes avaient été retranscrits sur papier à l’intention d’Eli, mais elle n’avait jamais eu ses lettres… alors oui, il avait eu de gros doutes… mais il avait dû avancer, tant bien que mal. Et aujourd’hui, il ne pouvait tout simplement pas reculer… la justice, le droit… c’était le chemin qu’il s’était tracé tout seul… et partir, comme ça, ailleurs… il ne pourrait pas être totalement heureux s’il n’avait pas l’occasion de vivre de son métier. Il en était certain, pas après tous les sacrifices…

Et puis… sa main plongea dans sa poche… l’étui de la bague d’Elizabeth… il avait des responsabilités envers elle aussi, en s’engageant de la sorte à Lizzie, il avait accepté de leur construire un futur, un futur ensemble et heureux… son cœur se serra. Il hésitait… devait-il le dire à Eli ? N’était-ce pas trop tôt, ne pouvait-il pas attendre avant de tout lui annoncer, histoire de profiter encore de leurs retrouvailles… Qu’allait-elle dire ? Qu’allait-elle penser ? Sirius avait eu des petites amies, mais jamais aussi sérieuse qu’Elizabeth… le jeune homme avait toujours respecté les filles. Il n’était pas un sale con de première comme la plupart des autres hommes… mais il n’était jamais resté longtemps en couple, pas parce qu’il n’aimait pas ça, au contraire, il aimait la proximité qui se créait lorsqu’il était en couple… c’était juste que… quand Eli était encore là, il comparait toujours ses petites amies à sa meilleure amie… et quand elle était partie… ses relations se sont mises à durer plus longuement que quand elle était là… il ne la voyait plus, du coup, l’image perfectionnée qu’il avait d’elle s’était quelque peu estompée, et il s’était mis à apprécier les filles pour ce qu’elles étaient… mais aucune n’avait su égaler Eli dans son cœur… hormis Lizzie.

« Tu as changé... » oui on pouvait dire ça comme ça aussi. Il eut un petit sourire. « Je suis plus adulte que la dernière fois » souffla-t-il tout simplement. Il passa sa main une nouvelle fois dans les cheveux d’Elinor, en guise de tendresse, son côté protecteur ressortait encore plus que d’ordinaire. « Est-ce que monsieur est habillé pour sa dure journée de travail à la Cour de justice ? » Sirius éclata de rire avant de l’embrasser sur le front, comme il l’aurait fait avec une de ses sœurs. « Je dois dire que… oui… j’allais déposer des fleurs à ma mère en fait quand je suis tombé sur toi… mais je doute qu’elle soit heureuse de recevoir ce bouquet… » Sirius se pencha pour ramasser le bouquet en question, il eut une moue désolée en voyant certaines roses pliées… « Enfin, j’ai ma matinée de libre, mon boss a bien voulu que je me libère pour faire les magasins... » dit-il d’une voix détachée, il se racla la gorge et détourna le regard. Non, définitivement, il ne voulait pas lui parler de ses fiançailles. Une autre fois, un autre jour peut-être… il espérait que personne ne lui dirait avant lui. « Et toi ? La tumultueuse Elinor Reagan allait se rendre où dans cette tenue tout à fait… charmante ! » il fronça les sourcils, elle était bien habillée aussi… comme si elle avait un rendez-vous. Il releva la tête et l’interrogea du regard. Après tout, on était le 14 février… si elle devait sortir un jour avec son petit ami… c’était ce jour-ci…

Étrangement, l’imaginé avec un homme lui fit presque aussi mal que sa longue absence… il se fustigea mentalement à cette pensée égoïste… lui était fiancé… il était loin d’être celui qui allait le plus souffrir en apprenant la vie sentimentale de l’autre…

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MessageSujet: Re: Someone else's heart   Dim 13 Mar - 15:58

Elinor avait été élevée comme une princesse new-yorkaise, et elle n'avait jamais renié ça. Elle aimait son pays, ses origines, que ce soit le lieu qui l'avait grandir mais aussi celui qui avait accueilli ses parents, et New York... était son berceau. Mais sa vie avait également été teintée de nombreux voyages, aux quatre coins du monde, qui lui avaient toujours fait rêver d'évasion. Bien sûr, elle ne comptait pas prendre le prochain avion pour n'importe où, mais elle repartirait bien à l'aventure un jour et elle ne pouvait pas imaginer une seule seconde que ça se fasse sans Sirius à ses côtés. Elle avait assez donné dans la solitude, elle aurait bien voulu qu'on colle leurs mains avec de la glu si ça pouvait leur permettre de ne plus se quitter. Mais le jeune homme ne semblait vraiment pas du même avis. « Peut-être », lui répondit-il simplement. Déstabilisée pendant un instant, elle n'en laissa néanmoins rien paraître. Elle refusait de recommencer à se poser des questions, pas aussi tôt, pas alors qu'elle était encore sous les effets de l'enivrante surprise qu'elle avait éprouvée en le revoyant.

A vrai dire, même si elle essayait de mettre tout de côté pour pouvoir profiter pleinement de ce nouveau Sirius qui lui avait été livré juste devant sa porte, Elinor ne pouvait s'empêcher d'analyser ses paroles à la recherche d'un autre signe qui trahirait son malaise. Avait-elle déjà dit ou fait quelque chose de mal ? « Je suis plus adulte que la dernière fois » Et qu'est-ce que ça voulait dire, ça, exactement ? Elle retrouvait parfaitement le Sirius qu'elle avait quitté six ans plus tôt dans ses gestes, mais elle avait l'impression que ses paroles le contredisaient totalement. Est-ce qu'il faisait référence à la vraie dernière fois, celle dont elle se refusait à en parler ? Plus adulte, il l'était, c'était évident. Face à l'évolution qu'il semblait avoir effectuée, elle se sentait presque stupide, comme si elle n'avait finalement pas assez évolué pour lui faire face. Il était devenu... tellement beau, tellement sûr de lui ! Le costume jouait sûrement aussi... C'était définitivement un vêtement qu'il ne devait pas s'arrêter de porter. « Je dois dire que… oui… j’allais déposer des fleurs à ma mère en fait quand je suis tombé sur toi… mais je doute qu’elle soit heureuse de recevoir ce bouquet… » Un léger rire sortit des lèvres entrouvertes d'Elinor lorsqu'elle lança un regard aux roses en piteux état. « Il y a un fleuriste à trois blocs de là, tu peux toujours en racheter » dit-elle en haussant les épaules à la vue de la moue de Sirius. Elle prit une des fleurs du bouquet, l'une des plus abimées, la sortit du lot et tenta de la remettre correctement mais c'était peine perdue. Finalement, elle coupa la tige et positionna la fleur sur la veste du jeune homme. « ... Ou je peux te transformer en bouquet, ça ferait plaisir à ta mère aussi. » ajouta-t-elle dans un sourire.

« Enfin, j’ai ma matinée de libre, mon boss a bien voulu que je me libère pour faire les magasins... » Il détourna le regard alors qu'elle s'apprêtait à lui rappeler que, pour sa part, son anniversaire était dans trois jours et qu'il n'avait pas intérêt à l'oublier. Pour la Saint Valentin, il allait sûrement offrir des cadeaux à toutes les femmes qui comptaient pour lui, incluant sa mère et, sûrement, un petit quelque chose pour sa jumelle. Elinor, elle, passait rarement par cette étape là : c'était plutôt elle qui se voyait offrir des cadeaux. « Et toi ? La tumultueuse Elinor Reagan allait se rendre où dans cette tenue tout à fait… charmante ! » La jeune fille baissa les yeux vers ses vêtements : pour une fois, elle était habillée plutôt classe. Elle avait laissé son habituel manteau en cuir au placard, avait résisté à l'envie d'enfiler l'un des innombrables jeans qu'elle avait acheté dans les grandes enseignes de mode européennes ; à la place, elle avait mis un pantalon j brand et s'était couverte d'un trench. Elle releva les yeux et grimaça avant de répondre. « A vrai dire, je m'apprêtais à partir passer une horrible Saint Valentin. Seth m'a appelé et il voulait me revoir, au Nil, mais c'était avant... » Elle marqua une petite pause, s'approcha de Sirius et colla un baiser sur sa joue. Impulsif et rapide, comme ils l'avaient toujours été. « ... Avant que je te retrouve. Est-ce que tu veux qu'on aille racheter des fleurs ? Je n'ai pas eu l'occasion de revoir ta mère. » lâcha-t-elle dans un sourire en laissant glisser sa main le long du bras du jeune homme pour faufiler ses doigts dans la paume de son meilleur ami. Revoir Felicity De la Vega... Sirius devait être étonné. Même si elle ne l'avait pas vraiment montré, sa mère n'avait pas l'air d'apprécier la petite Eli et cette dernière avait grandi avec cette impression qui avaient fini par provoquer un léger frisson dans son dos dès qu'elle croisait son regard. Tout ce que voulait la jeune fille, c'était rester avec Sirius, elle voulait qu'il lui raconte comment il avait atteint son objectif professionnel, comment ses dernières années d'université s'étaient déroulé, ses nouvelles habitudes avant d'aller se coucher. Et, dans un sens, elle voulait aussi se montrer que, même s'ils affirmaient le contraire, Sirius était toujours le même, dans le fond.
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MessageSujet: Re: Someone else's heart   Dim 13 Mar - 15:59

Sirius De la Vega était beaucoup de choses. Et tellement d’adjectifs, autant positif que négatif, pouvaient le décrire. Il ne s’était jamais vu comme un être parfait, il était trop capricieux et possessif pour ça de toute façon, en plus, quand on grandissait avec un exemple comme Diego, il était dur d’égaler son grand frère. Cela dit, Sirius n’avait jamais été un menteur. Il n’était pas doué pour ça. Et pour un avocat, cela n’aidait pas beaucoup. Cela dit, il savait mentir, c’était juste qu’il ne voulait pas. Il étudiait la justice… dans son esprit quelque peu chevaleresque, il imaginait que chaque personne méritait son sort en fonction de ses crimes et il n’était pas du genre à inventer des calamités dans l’espoir de remporter un procès. Il n’imaginait pas ses « victoires » comme une affaire personnelle. Après tout, il œuvrait pour la loi et la justice. Gagner ou perdre… ça lui importait peu tant que justice était faite.

Cela dit, pour la première fois de sa vie, il s’imagina mentir… et à sa meilleure amie qui plus est. Il venait juste de la retrouver… et il la connaissait tellement, autant que Sofia… et si jamais il lui annonçait pour ses fiançailles… la dernière fois qu’ils s’étaient vus ils s’étaient quittés fâché… tellement qu’ils étaient restés deux ans sans nouvelles… ou presque. Et il avait peur que cette fois-ci, les années avant leur prochaine visite soient encore plus énorme… Eli pouvait tellement prendre les choses à cœur… et puis elle semblait heureuse de le revoir… son sourire lui avait tant manqué… alors que son regard qui le fusille… il pouvait attendre avant de le revoir lui. Mais il sentit son cœur se tordre… il n’avait jamais menti à Eli, il lui avait toujours ouvert son cœur, il n’avait jamais ressenti le besoin de lui cacher quelque chose. Ils s’étaient toujours promis une sincérité sans faille… et alors qu’il tergiversait, Elinor, inconsciente de ce qui le tracassait continuait de parler.

« Il y a un fleuriste à trois blocs de là, tu peux toujours en racheter » il fronça les sourcils… était-ce une façon de le congédier ? Ou de lui proposer de l’accompagner… ne pas savoir comprendre son intention le perturba quelque peu… il avait toujours compris Eli dans le passé pourtant… est-ce que toutes ces années d’absence avaient plus entaché leur lien qu’il ne le pensait à la base ?

Il l’observa, tentant désespérément de la comprendre. Et pendant ce temps, elle tenta de soigner la plus abîmée des fleurs. Évidemment elle prenait la plus compliqué à sauver… Eli n’avait jamais aimé la facilité. Plus c’était dur plus elle trouvait ça excitant… il fut heureux de retrouver ce trait de caractère chez elle. Il était content de pouvoir retrouver sa meilleure amie de toujours dans les gestes et les sourires d’Elinor, il ne se sentait pas si perdu… mais pouvait-elle en dire autant de lui elle ? Il avait l’impression d’avoir tellement changé… si ça se mettait, il s’était même perdu en chemin et il ne serait plus jamais le Sirius qui avait tant compté dans le cœur de sa numéro un à lui pour toujours.

« ... Ou je peux te transformer en bouquet, ça ferait plaisir à ta mère aussi. » elle avait quand même ce talent de le faire sourire malgré ses doutes et ses questions sans réponses. Il eut un sourire en coin et il prit la main d’Eli entre les siennes et la remonta jusqu’à sa bouche pour en embrasser la paume de façon délicate. Leurs doigts s’entrelacèrent un instant et Sirius n’eut plus aucun doute. « Je suis sûre qu’elle serait ravie mais elle mérite quand même mieux ma petite maman ! »

Peut importe les obstacles, pour avoir l’amitié d’Eli, il était prêt à tous les sacrifices… et même si elle partait ou décidait de ne plus lui adresser la parole… il ne la laisserait plus faire. Parce que son futur, il le voulait avec elle dans sa vie, comme meilleure amie… comme marraine d’un de ses enfants aussi sans doute… il cligna des yeux, quelque chose ne lui semblait pas normale dans ce tableau… comme si les choses n’étaient pas à sa place. Il fronça les sourcils.

« A vrai dire, je m'apprêtais à partir passer une horrible Saint Valentin. Seth m'a appelé et il voulait me revoir, au Nil, mais c'était avant... » son froncement de sourcils s’accentua aussi tôt… Seth vraiment ? Il grinça des dents, il n’avait jamais aimé ce type, jamais il ne le ferait, il n’avait tellement pas mérité Eli… et il était sûr que ce type était revenu auprès de son ex-petite-amie –pour toujours et à jamais– juste pour profiter de sa gloire… Sirius détestait vraiment Seth Woods. Il le trouvait juste… juste… il n’y avait pas de mots réels. Il ne méritait pas Eli c’était évident. Personne ne la méritait en fait, personne n’était assez bien pour cette fille tellement parfaite à ses yeux. Eli était sa perfection, et Sirius l’avait admis des années plus tôt quand elle était le critère de référence par rapport aux autres filles. « ... Avant que je te retrouve. Est-ce que tu veux qu'on aille racheter des fleurs ? Je n'ai pas eu l'occasion de revoir ta mère. » son cœur manqua un battement… elle le préférait encore alors ? il sourit, dans le fond, cela le rassurait. Et sa caresse le long de son bras… il frissonna. Sous son touché, il se sentait tellement plus vivant, plus fort… et quand la main de sa meilleure amie glissa dans la sienne l’envie de la protéger se fit immense. La protéger de type idiot comme Seth, de tous les types parcourant New York, aucune ne la méritait. De toute façon, aucun garçons ne pouvaient la comprendre comme lui la comprenait. C’était juste impossible.

« On peut y aller ensemble, tu m’aideras à choisir. Je dois aussi prendre un petit truc pour Rosa, si je ne lui offre rien elle fera en sorte de me le rappeler tous les jours de son existence afin d’être sûre que je vive un enfer… » il eut un petit sourire en coin « Et nous savons tous les deux que ma mère n’est pas la personne que tu as le plus hâte de voir… mais elle fait des efforts, elle sait que je t’aime » souffla-t-il en passant sa main dans les cheveux d’Elinor lui prodiguant une caresse en même temps.

Ils se mirent alors en marche, main dans la main avec Eli. De temps en temps, il la regardait du coin de l’œil. Jamais aucune scène n’avait semblé aussi « juste » dans son esprit que celle-ci. Elle et lui main dans la main… c’était tout ce qu’il avait toujours voulu dans le fond. Accompagner Eli aussi longtemps qu’elle voudrait de lui, Sirius ne demandait rien d’autres.

Après une marche qui lui sembla bien trop courte, ils arrivèrent à destination, et Sirius savoura l’odeur des fleurs qui se dégageait de l’endroit. Il fit un rapide tour mais ne savait pas vraiment quoi prendre. Il comptait surtout sur Eli pour le conseiller. « Qu’est-ce qui va lui plaire à ton avis ? Un ensemble de plusieurs sortes, un montage ? » il se frotta la tête avec son index, hésitant sur ce qu’il voulait dans le fond. Puis la seconde d'après, il réalisa qu'il se trouvait trop loin de son corps, il rapprocha leurs deux corps et il déposa sa tête dans le creux de la nuque de sa meilleure amie, inspirant longuement son parfum. « Dommage qu’aucune fleur ne puisse sentir ton odeur, tu as la plus agréable des senteurs » avoua-t-il en l’embrassant dans le cou avant de s’éloigner avec un sourire ravi sur le visage.

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MessageSujet: Re: Someone else's heart   Dim 13 Mar - 16:00

Sirius lui avait manqué. Elle en avait encore plus conscience maintenant qu'elle l'avait retrouvé, mais ça avait toujours été présent. Depuis l'instant où elle lui avait lâché, le jour de ses dix-huit ans, qu'elle partait en Europe, elle avait su qu'il allait cruellement lui manquer. Elle était tellement... perdue, à cette époque. Elle se sentait comme un poids pour Sirius, il était avocat et elle finissait de purger sa condamnation, il voulait rendre le monde plus juste et elle avait envoyé une innocente dans un hôpital où elle resterait immobile jusqu'à la fin de ses jours. Et pourtant, elle avait toujours pensé qu'il serait là... parce qu'il l'avait toujours été. Ses anniversaires, ses peines de coeur, ses peines tout court, ses joies, il avait toujours été là, il s'était toujours tenu auprès d'elle, supportant tous les caprices qu'elle pouvait avoir et toutes ses sautes d'humeur. Et avec lui, elle avait appris à être plus douce, plus tolérante, moins enfermée dans la bulle dans laquelle son nom l'avait enfermée à la naissance. Et quand elle avait perdu pied, l'été de ses dix-sept ans, il avait été pris par ses études... Elle s'était sentie abandonnée, encore, comme elle l'avait été à cinq ans et toutes les autres fois où il lui avait préféré Sofia. Petite, elle aimait se dire que, de toute façon, entre eux c'était pareil. Que d'une manière ou d'une autre, il y avait la famille De la Vega d'un côté, la famille Williams de l'autre et, à eux, ils formaient leur famille. A part, juste tous les deux.

Oui, Elinor avait eu le temps d'y penser. Elle avait déjà questionné leur relation à quinze ans, elle avait eu tout le loisir d'y repenser en Europe. Ils avaient été tellement amis, tellement proches... Que quand elle s'était mis à penser à lui "autrement" que comme à un ami, elle s'en était voulue. N'aurait-elle pas brisé ce lien qui leur tenait si à coeur & qui semblait prêt à traverser toutes les étapes de leurs vies ? Peut-être, peut-être pas... Pendant ses nuits les plus froides, elle s'était blâmé de ne pas avoir essayé. Si son amitié n'avait pas suffi à le garder près d'elle, peut-être que son amour l'aurait fait. Lorsqu'elle sentit la bouche de Sirius sur ses doigts, toutes ces pensées lui revinrent en tête. Ca semblait tellement... normal, pour lui ! Elinor, elle, remarquait la douceur de ses lèvres, ce geste qu'elle aurait dû trouver anodin mais qui avait déclenché toute une série de sentiments enfouis en elle. Elle ne laissa cependant rien paraître, son regard ne se troublant que pendant une seconde.

Elle hocha la tête lorsqu'il aborda le sujet du cadeau qu'il devrait acheter pour sa soeur. Rosalie... Elinor l'adorait. Quand elle était arrivée, elle avait eu peur ; peur qu'une nouvelle personne prenne sa place dans le coeur de Sirius, après tout ils vivaient sous le même toit, est-ce qu'elle pourrait le lui piquer pendant qu'elle était chez elle ? Et puis, ce n'était même pas sa vraie soeur... Soit, Eli avait été jalouse mais ça s'était amenuisé avec le temps, en même temps qu'elle avait appris à connaître la dernière arrivée dans la famille de son meilleur ami. « Et nous savons tous les deux que ma mère n'est pas la personne que tu as le plus hâte de voir... mais elle fait des efforts, elle sait que je t'aime » Savait-il que sa mère n'était pas la seule à en faire ? Pour l'enfant qu'Eli avait été, tout avait été très simple : que ce soit sa mère, sa soeur ou n'importe qui d'autre, elle ne les laisserait pas l'éloigner de son Sirius. Une adulte un peu trop protectrice était un mince sacrifice, en comparaison.

Pendant que Sirius regardait rapidement les fleurs du magasin, Elinor resta près de l'entrée et se permit de le détailler à nouveau, plus à l'aise de pouvoir l'observer à son aise sans qu'il ne le remarque. Son coeur se gonfla : il avait la prestance d'un prince, même s'il ne s'en rendait pas compte. Il avait définitivement grandi, ou mûri, il avait ce petit air sur le visage qui disait à Eli qu'elle traitait avec un homme, et elle en avait maintenant plus conscience que jamais. Certes, elle ne s'imaginait pas non plus tomber devant un Gremlins, mais il était... Il était exactement comme elle avait imaginé qu'il serait. Encore meilleur, plus classe, plus beau, plus charmant, plus doux encore que dans ses souvenirs et ses fantasmes. Il retourna vers elle, l'interrogea sur les fleurs qui pourraient convenir à sa mère ; elle secoua la tête, tentant de sortir de son esprit ses dernières pensées, et se tourna vers les pots pour tenter un premier ensemble. Une seconde plus tard, elle sentait le corps de Sirius tout proche d'elle. « Dommage qu'aucune fleur ne puisse sentir ton odeur, tu as la plus agréable des senteurs » Elle sentit une véritable décharge lorsqu'il embrassa le creux de son cou et elle écarquilla les yeux, surprise. Il le faisait exprès ! Il n'avait sûrement pas remarqué que, si lui était devenu un homme, elle était pour sa part devenue une vraie femme. Sensible à cet endroit précis, d'ailleurs. Oui, pour lui ce n'était qu'une innocente preuve d'affection, tout comme ses baisers l'étaient pour elle, ou l'avaient été, ne pouvait-elle juste pas taire toutes ces sensations et profiter d'avoir retrouvé son Sirius ? Elle se tourna sans que leurs corps ne s'éloignent, leurs visages se retrouvant à quelques centimètres l'un de l'autre. « Ne m'offre pas à ta mère, s'il te plaît... » lança-t-elle en terminant sa phrase par un léger rire. C'était elle ou ses yeux étaient un peu plus clairs ? Ou c'était ses cheveux... Bien qu'ils ne l'aient pas perturbée lorsqu'elle l'avait revu, quelques instants auparavant. Ses doigts s'étaient glissés sur les pans de son costume pour le garder près d'elle et elle resta bloquée un instant, le regard parcourant son visage : beaucoup plus beau que celui à qui elle pensait faire face. Pourtant, elle connaissait ces traits, elle les avait connus depuis son premier jour ! C'était elle qui les voyait différemment, encore, comme elle l'avait fait des années plus tôt en l'observant pendant son sommeil (c'est creepy chez cullen, pas chez eli ~). Se rendant compte que son attitude devait sembler complètement incompréhensible pour Sirius, elle se ressaisit à nouveau et prit un air innocent en regardant un instant ailleurs. « Je voudrais te montrer quelque chose. » Elle s'éloigna un instant, fouilla dans son sac et sortit laborieusement un petit ticket. « Tu sais, si tu fais rien ce soir... Je joue là-bas. » Après tout, il avait pris sa journée, il n'allait pas passer la Saint-Valentin avec Rosa ou sa mère non plus. Elle lui tendit le ticket d'entrée avec un sourire radieux mais déjà stressée à l'idée qu'il entende ses chansons et reconnaissent, dans beaucoup d'entre elles, la trace indélébile qu'il avait laissé dans son coeur (dam dam doum).

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MessageSujet: Re: Someone else's heart   Dim 13 Mar - 16:02

Sirius avait quelque peu conscience d'être plus proche d'Elinor que jamais, il savait aussi que ce n'était pas toujours dans ses habitudes... mais elle lui avait tellement manqué, que même s'il tentait de calmer l'envie de la toucher partout... il avait vraiment du mal à résister.

Il avait toujours été attiré par elle, elle était comme un aimant pour lui, l'attirant, le subjuguant constamment, Eli était sa lumière, et quoiqu'il fasse, et même si parfois il lui en voulait de prendre certaines décisions... il finissait toujours par reporter son intérêt sur elle, il était le jouet de ses sentiments trop fort pour son amie d'enfance... et il avait compris que cette relation n'était pas la plus saine. Il avait eu le temps d'y penser en 6 ans, cette relation qu'il avait tant chérie n'était pas..." bien " à proprement parlé, ce semblant d'exclusivité qu'ils avaient l'un sur l'autre était presque malsain. Le fait qu'il la comparait sans cesse à toutes les filles qu'il rencontrait... il n'avait jamais pu s'empêcher de dormir avec elle en la tenant au plus près de lui malgré des petites amies... et il y avait aussi le fait que les sentiments et l'attirance se soient aussi mêlé dans leur histoire... du côté de Sirius en tout cas... pour Eli, il ne savait pas... peut-être. Mais en tout cas, adolescent il avait dû calmer ses ardeurs pour ne pas profiter d'être seul avec elle la nuit pour embrasser une épaule dénudée qui lui donnait des idées loin d'être chastes.

Quand elle était partie, il avait regretté de ne pas l'avoir possédée entièrement, pour qu'elle soit à lui et uniquement à lui, il avait regretté d'avoir eu trop peur de la perdre et de se lancer avec elle dans une nouvelle sorte d'aventure... mais si ce n'était pas arrivé... c'était qu'il y avait une raison... et ils n'étaient peut-être pas prêts, ils étaient sans doute trop jeunes pour vivre une histoire... et aujourd'hui... c'était trop tard, elle était partie trop longtemps, elle était partie 6 ans. Et il avait continué d'avancer, il avait fait son chemin et il avait rencontré une femme exceptionnelle qu'il ne voulait pas blesser. Elle avait été là pour lui quand Eli était absente, elle avait été là pour lui pour panser les blessures que sa meilleure amie avait laissé sur son cœur, elle avait été patiente, aimante et elle ne méritait aucun doutes de la part de Sirius... alors malgré son attirance, quand la pensée d'Elizabeth lui revint à l'esprit il s'éloigna d'Elinor. Le poids de l'écrin de la bague qui allait le lier à tout jamais à Lizzie lui rappelait qu'il avait pris un engagement, qu'il avait promis son futur à une femme et qu'il n'était pas homme à rompre une promesse.

Il n'était plus adolescent, les sentiments qu'un jour il avait éprouvé pour Eli était désormais loin derrière lui. Elle était juste sa meilleure amie, rien que ça pour toujours. C'est ainsi qu'ils pourraient continuer à marcher côte à côte dans la vie l'un de l'autre. Il passa délicatement ses doigts sur un Lys, peut-être en offrirait-il un à Rosalie, elle était une Lily après tout. « Ne m'offre pas à ta mère, s'il te plaît... » Sirius eut un sourire en coin, l'idée d'offrir Eli à Felicity était juste tordante... il imaginait facilement la tête de sa petite maman. Sourire forcé, air ravi, mais elle lancerait un regard mécontent à son mari. Elle était tellement prévisible. « On devrait le faire un jour, juste pour voir sa tête » plaisanta Sirius en revenant vers Eli pour lui caresser la joue du bout du pouce. En se rendant compte de son geste, il s'éloigna prestement et eut un sourire contrit. ça allait vraiment lui demander beaucoup d'efforts... Eli lui attrapa un pan de son costume et le dévisagea longuement. Elle ne semblait même pas réaliser ce qu'elle faisait vraiment, elle étudiait juste ses traits, sans honte, sans se poser plus de questions... le cœur de Sirius s'emballa. Si proche... juste un instant, ses yeux se posèrent sur ses lèvres avant qu'il ne les détourne... quel goût avait-elle ? Durant six ans, il s'était fustigé de ne pas avoir essayé... juste une fois... puis se rendant compte de ce qu'elle faisait, elle prit un air innocent et parla, comme si ce qui venait de se passer était naturel... « Je voudrais te montrer quelque chose. » Sirius se racla la gorge pour récupérer ses sens, pour chasser ce qu'un regard d'Eli pouvait éveiller en lui... il ne pouvait pas laisser revenir ses sentiments... il n'était plus un adolescent contrôlé par des hormones. Elle lui tendit un petit ticket qu'elle sortit de son sac à main « Tu sais, si tu fais rien ce soir... Je joue là-bas. » Sirius prit le ticket et le regarda avec un sourire.

Alors c'était vrai, elle allait vraiment le faire. Elle allait vraiment se lancer dans la vie d'adulte pour suivre sa passion, il eut un sourire tendre. Il avait envie de dire qu'il allait venir... mais il avait réservé dans un restaurant à la mode... il inspira et hésita une fraction de secondes avant de se tourner vers le vendeur. Il commanda un assortiment de roses de plusieurs couleurs avec du lys dans la composition et il demanda à ce qu'on l'envoi à l'adresse de ses parents, il signa une petite carte avant de reprendre la main d'Elinor et de la tirer avec lui. Il marcha vite dans la rue, la vérité voulait sortir, son cœur était trop lourd pour lui cacher plus longtemps. « Je dois te dire quelque chose Eli... » mais il devait l'empêcher de fuir... il la conduisit jusqu'à sa voiture. Il prit les clés, déverrouilla rapidement les portes et alla ouvrir la porte côté passager pour la faire monter. Il fit rapidement le tour pour se mettra au volant. Il démarra rapidement et se mit à rouler sans but réel. Comment lui dire ? Même s'il avait voulu lui cacher, ce n'était pas une attitude correcte, ce n'était pas lui, ça allait contre ses principes... alors il prit l'écrin dans la poche de son costume et le déposa sur la jambe de sa meilleure amie. « Elle s'appelle Elizabeth, ça fait deux ans que je suis avec elle... c'est une gentille fille Eli... toute ma famille l'adore. Alors oui, je meurs d'envie de te voir jouer ce soir... mais je... j'ai des responsabilités et des promesses à tenir à Lizzie. » tout dire brutalement n'était peut-être pas son idée la plus brillante mais... c'était la seule chose qui lui paraissait avoir du sens. Il risqua un regard de côté... il était nerveux, il attendait son verdict... en attendant, il continuait de rouler dans la ville qui l'avait vu grandir... la ville qu'il avait si longtemps partagé avec Eli... la ville qui allait le voir vivre avec Elizabeth désormais.

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MessageSujet: Re: Someone else's heart   Dim 13 Mar - 16:03

Sirius avait changé d'attitude en à peine un instant, et Elinor était complètement déboussolée. D'abord, il se rapprochait d'elle, elle sentait bien qu'il voulait autant qu'elle retrouver leur complicité d'antan, il la suivait dans ses petits jeux, comme il l'avait toujours fait, et d'un coup il détournait le regard pour commander ses fleurs et quitter le magasin le plus vite possible. Complètement perdue, Elinor se laissa faire sans rouspéter, légèrement anxieuse par ce retournement soudain de situation. Pendant un moment, elle s'était demandé si son ami ne savait pas comment faire pour décliner son invitation et la congédier, mais le fait qu'il l'emmène avec elle n'était pas non plus pour trop la rassurer. « Je dois te dire quelque chose Eli... » Ok, ça, ça l'angoissait carrément. Il était tellement sérieux tout à coup, même si leurs corps se touchaient elle le sentait distant & hésitant. Comment pouvait-il passer de deux attitudes aussi contradictoires comme ça, qu'est-ce qu'elle avait fait ?

En moins de temps qu'il ne fallut pour le dire, Elinor se retrouva sur le siège passager de la voiture de Sirius qui démarra sans attendre. Elle n'avait absolument aucune idée de ce qui était en train de se passer, mais elle n'osa d'abord rien dire, attendant qu'il daigne lui expliquer ce qu'il était en train de faire. Lorsqu'enfin, il esquissa un mouvement, elle regretta de l'avoir souhaité. Il posa en équilibre un écrin sur sa jambe et, dès qu'elle le vit, elle ne put en détacher son regard. Qu'est-ce que ça voulait dire ? « Elle s'appelle Elizabeth, ça fait deux ans que je suis avec elle... » Les yeux d'Elinor se fermèrent lorsqu'elle sentit son coeur se serrer malgré elle. Alors, ce qu'il y avait dans cet écrin... De toute façon, ça ne pouvait être que ça. Elle aurait voulu voir la bague mais elle savait que si elle ouvrait la boîte pour en admirer le contenu, elle se prendrait en pleine face une vérité qui venait déjà de lui exploser dans l'estomac & dont elle ne semblait vraiment pas prête à prendre conscience. Pourquoi diable l'avait-il enfermée dans cette voiture pour lui dire ça ? Evidemment... Eli leva les yeux au ciel : parce qu'il la connaissait par coeur, et qu'elle n'avait qu'une seule envie, celle de fuir. « C'est une gentille fille Eli... toute ma famille l'adore. » reprit Sirius. L'information montait doucement jusqu'à son esprit. Jamais elle... Jamais elle n'avait envisagé qu'il puisse y avoir quelqu'un d'autre. Son visage se tourna vers l'extérieur et elle battit des paupières : alors, il allait se marier ? Non, non ! Est-ce que c'était une blague ? Deux ans... Et deux ans aussi depuis qu'ils ne s'étaient pas vus. Si Elinor avait passé ce temps qui les avait séparés à avoir l'esprit entièrement tourné vers Sirius, ce dernier avait vu leur dispute comme une rupture... n'est-ce pas ? « Alors oui, je meurs d'envie de te voir jouer ce soir... mais je... j'ai des responsabilités et des promesses à tenir à Lizzie. » Le même schéma, encore et encore. Il lui préférait une autre... Et cette fois, elle ne pouvait pas le blâmer. C'était sa faute, c'était elle qui était partie. C'était elle qui avait tout fait pour rester son amie, ne laissant la possibilité à aucune divergence. Elle baissa son regard vers l'écrin qu'elle avait pris entre ses doigts et l'ouvrit doucement, dévoila une bague... magnifique. Même Elinor, qui n'était pas particulièrement une connaisseuse, était subjuguée par la grosseur de ces diamants et la beauté de l'accessoire. Non... C'était loin d'être une blague. Et la jeune fille devait clairement réagir... Cependant, elle ne pouvait pas être égoïste. Pas encore ; n'avait-elle pas déclaré elle-même qu'elle avait mûri ? Elle claqua brusquement le clapet de l'écrin et releva la tête au même moment. Un mariage... Elle était complètement abasourdie mais elle n'en laissa rien paraître. « Wow, tu n'as vraiment pas chômé... Nouveau boulot, nouvelle... copine. » Non, elle devrait faire mieux que ça. Sirius était son ami, n'est-ce pas ? C'était vraiment indigne de lui d'être froide, elle était juste incapable d'imaginer une fiancée dans le tableau ; pas encore. Elle se tourna finalement vers lui, un petit sourire contrit sur le visage. « Félicitations, Sirius. Je savais bien que quelque chose te rendait heureux, je suis contente pour toi. Alors, ce soir est un grand soir, si je comprends bien ? » Elizabeth... Elle n'en connaissait aucune, ou presque, mais Eli mourrait d'envie de savoir à quoi l'élue du coeur de Sirius ressemblait. A vrai dire, c'était plutôt étrange : elle voulait tout savoir, mais elle voulait aussi lui dire de juste s'arrêter, de la laisser descendre et de lui laisser une semaine ou deux pour digérer la chose. Elle ne se départit pas de son sourire et laissa tomber la petite boîte sur le siège de Sirius. « Est-ce que tu comptais m'inviter, ou est-ce que je vais devoir soudoyer quelqu'un et emprunter un uniforme de serveuse ? » reprit-elle avec une légèreté dans la voix dont elle-même ne se pensait pas capable. Elle se tourna de nouveau vers l'extérieur et regarda les buildings défiler quelques instants. Et dire qu'elle s'était imaginé, quelques minutes plus tôt, que quelque chose de plus que de l'amitié pourrait se passer entre eux... Elle avait été vraiment stupide de s'être enflammée pour des gestes qui n'auraient pas dû l'interpeller, Sirius pensait juste... Il pensait juste que leur amitié reprendrait exactement comme avant. Et si c'était ce qu'il voulait, elle ne pouvait que se plier. Qui aurait-elle été, pour pouvoir critiquer ou ne serais-ce que commenter ce qu'il pouvait bien se passer dans la nouvelle vie de Sirius ? Elle n'était clairement plus si spéciale que ça à ses yeux, et elle ne voulait surtout pas risquer de se battre avec lui alors qu'elle n'était plus sûre de rien le concernant. Elle secoua doucement la tête. « Je comprends, pour tes... priorités... De toute façon, j'ai bien assez d'admirateurs comme ça, alors... Je pense que je survivrais avec un fan en moins. » Pendant un instant, elle s'était dit qu'elle pourrait lui passer une copie de son CD, mais elle réalisa qu'elle ne le voulait vraiment pas. Ses chansons... Oh. Ses chansons étaient terriblement équivoques. Il comprendrait le sentiment qu'elle avait éprouvé en les écrivant en un instant, après tout, elles lui étaient dédiées. Il ne devait pas les entendre, c'était... Elle n'avait tellement pas pensé à l'éventualité d'une femme qui... qui vivrait avec lui, qui dormirait avec lui, avec qui il voudrait faire des projets sur un si long terme, comment est-ce que ça avait pu se passer sans qu'elle n'en soit avertie ? Pourquoi Sofia le lui avait caché, pourquoi Charlie ou Kaliska n'en avaient pas été informés et ne lui avaient pas transmis l'information ? Elle ne voulait pas parler de lui mais, damn, il n'était pas question de ce qu'il avait mangé au dernier repas ! Toute sa famille l'adorait... Est-ce que ça voulait dire qu'elle était hors-jeu, qu'ils l'avaient volontairement écarté de ce qui devait être l'aventure la plus importante de la vie de Sirius ? « Et puis sinon, je suis sûre que Sofia ou Willow seraient très heureuses de te raconter comment ça se sera passé, tu n'es même pas obligé de... de venir un jour, c'est vraiment... Enfin, je suis même pas sûre qu'on puisse appeler ça de la chanson, j'ai même pas de maison de disque tu sais. » Oui, parce qu'elle l'avait décidé, mais n'en disons pas trop non plus. Tout ce à quoi elle pensait, c'était que ce soir, pendant qu'elle devrait débiter ces paroles sans plus aucun sens à son assemblée morose, son meilleur ami passerait une magnifique bague au doigt d'une fille qu'elle ne connaissait absolument pas. Est-ce qu'elle était seulement sa meilleure amie, est-ce qu'elle pouvait prétendre à ce titre alors qu'il lui avait caché ça pendant deux ans ?

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MessageSujet: Re: Someone else's heart   Dim 13 Mar - 16:04

Un regard posé sur elle d'une façon prompte et il savait. Il connaissait ce schéma. Il l'avait toujours connu, c'était comme ça qu'ils avaient toujours agi non ? D'abord un agissement qui ne plaisait pas, ensuite cette légère fermeture à l'autre en guise de punition et puis les mots qui s'alignaient pour faire sentir à l'autre le poids de son erreur. La culpabilité, c'était ce qu'elle voulait lui faire ressentir, il en avait conscience. Il agrippa au volant le visage fermé. Attendant qu'elle parle. Il était adulte, il allait pouvoir tenir right ? Il n'allait pas laisser les paroles d'Eli le toucher en plein cœur, il avait compris avec le temps qu'il devait être moins... intense avec elle. Garder l'esprit clair, avoir les idées en place. Ça semblait juste, il inspira, il pouvait le faire. Il l'observa détailler la bague, son souffle se bloqua dans sa gorge... c'était étrange de la voir admirer ce bijou c'était comme si... comme si c'était elle... celle à qui il l'offrait et ça semblait si juste... plus juste que sa véritable demande à Lizzie qui avait plus sonné comme une acceptation forcée... mais il n'avait pas le droit de penser ça, ce n'était pas correcte. « Wow, tu n'as vraiment pas chômé... Nouveau boulot, nouvelle... copine. » il ne releva pas le mépris dans la voix de sa meilleure amie. Mais elle faisait des efforts aussi... plus adultes non ? Cela le rassura quelque peur en un sens. « Félicitations, Sirius. Je savais bien que quelque chose te rendait heureux, je suis contente pour toi. Alors, ce soir est un grand soir, si je comprends bien ? » « Merci... » lâcha-t-il dans un souffle... le pensait-elle vraiment ? Il risqua un nouveau regard dans sa direction.

Elle semblait être toute en contradiction, elle souriait mais de manière forcée, elle était là mais regardait fixement le paysage comme si elle voulait s'évader de cet endroit... elle le félicitait mais ne le touchait pas ou n'avait pas montrer de geste d'affection... quand il l'avait annoncé à sa famille, il y avait eu de grandes embrassades, son père l'avait juste regardé bizarrement avant de lui dire qu'il savait que Sirius prendrait la bonne décision. Son fils n'avait pas compris. Rosalie avait juste roulé des yeux avant d'ajouter qu'elle n'en n'était pas si sûre pour sa part... elle semblait tellement tout savoir mieux que tout le monde cette petite peste... Sirius avait préféré de ne penser à tout ça et à ce que ça sous-entendait. « Est-ce que tu comptais m'inviter, ou est-ce que je vais devoir soudoyer quelqu'un et emprunter un uniforme de serveuse ? » le brun releva la tête, est-ce qu'elle faisait vraiment ça ? « Je comprends, pour tes... priorités... De toute façon, j'ai bien assez d'admirateurs comme ça, alors... Je pense que je survivrais avec un fan en moins. » il eut un sourire amer... oui... elle le faisait, en disant ça de façon détacher... elle le faisait culpabiliser. Comme avant, dans ses phrases, les éternelles même reproches, elle aurait pu lui crier en face qu'il l'abandonnait pour une autre une nouvelle fois que ça n'aurait absolument pas fait de différence... « Et puis sinon, je suis sûre que Sofia ou Willow seraient très heureuses de te raconter comment ça se sera passé, tu n'es même pas obligé de... de venir un jour, c'est vraiment... Enfin, je suis même pas sûre qu'on puisse appeler ça de la chanson, j'ai même pas de maison de disque tu sais. » il se gara et arrêta la voiture avant de tourner un visage furieux vers elle. Elle ne comprenait pas, elle ne comprenait rien, elle était juste une nouvelle fois égoïste. Elle était juste une nouvelle fois impossible ! « Tu as été le centre de mon monde pendant quelque chose comme approximativement toute ma vie Eli ! Comment peux-tu même... tu m'énerves ! » ironisa-t-il avec amertume, il tenta de calmer la colère de sa voix... c'était dur pourtant « Est-ce que tu serais venue si tu avais reçu le carton d'invitation dans ta boîte aux lettres ? Est-ce que tu serais actuellement à New York si tu l'avais su plus tôt ? » ses yeux bleus étaient chargé d'éclairs. Elle n'avait pas le droit de le faire douter ! Elle n'avait pas le droit de le faire culpabiliser pour son choix qui était la chose logique à suivre. Il partageait son quotidien avec une fille pendant deux ans, les choses voulaient que normalement, cela devienne sérieux, que cela aboutisse à un engagement concret. Et pourtant, il était là, fâché, parce qu'il était plein de doutes. Et si Elizabeth n'était pas la bonne ? Il ne lui avait même pas dit les fameux trois mots...

Et Eli par sa présence remettait tout en cause, comme d'habitude, elle arrivait et chamboulait sa vie, son cœur et faisait ressortir des sentiments si complexes qu'il avait pourtant cru pouvoir enfermer dans un coin reculé de son cœur. Mais Lizzie était dans le schéma et ça compliquait drastiquement les choses, parce que c'était une femme bien et présente... alors qu'Eli était partie si longtemps... « Je suis celui qui t'admire le plus et ce depuis que tu es née ! Je suis ton plus grand fan de façon inconditionnelle ! Si ce n'était pas creepy je t'applaudirais même pour une simple inspiration de ta part ! J'ai toujours été là pour toi, pour te soutenir, tu es la première personne dont je me souviens. Quand je repense à mon enfance, tu es là, dans chacun de mes souvenirs et... » sa voix mourut. « J'aimerais venir mais je ne le peux pas Eli, j'aimerais être là pour toi comme je l'ai toujours été mais... » il se tourna vers elle et frappa sur son volant en colère contre lui. « Pourquoi avoir attendu 6 ans aussi ?! » il s'était posé cette question là tellement de fois, ça avait tourné en boucle dans son esprit, dans son cœur... pourquoi n'était-elle pas revenue plus tôt ? Et là, son cerveau lui avait perversement glissé à l'oreille que c'était parce qu'elle l'aimait moins que lui l'aimait, que pour elle, il n'était que son meilleur ami alors que pour lui elle était tellement plus... et puis, quelle femme faisait des compromis conséquents juste pour son meilleur ami ? Alors pour la chasser de son cœur, pour se défaire de son emprise, il avait tenté de rencontrer quelqu'un... et c'était là qu'Elizabeth était rentrée dans le tableau compliqué de son existence sans pour autant savoir que dans le cœur de Sirius régnait une femme implacable dont il n'arrivait pas à se détacher et dont il ne pouvait pas trop s'approcher non plus, elle était sa tentation, son fruit interdit... parce que s'il la cueillait, il pourrait la perdre pour toujours... parce que si elle prenait conscience des sentiments de Sirius... elle finirait pas fuir de peur de cette intensité.

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MessageSujet: Re: Someone else's heart   Dim 13 Mar - 16:10

Sirius s'énervait ! Il s'énervait contre elle ! Dans quel monde avait-elle atterri ? D'abord une fiancée, maintenant il l'engueulait... Oui, il avait définitivement changé. « Tu as été le centre de mon monde pendant quelque chose comme approximativement toute ma vie Eli ! Comment peux-tu même... tu m'énerves ! » Oui, elle l'énervait mais elle ne pouvait s'empêcher de saisir le sens de ses paroles plus que le ton qu'il utilisait pour les prononcer. Mais qu'est-ce que ça voulait dire au juste ? Est-ce qu'il l'accusait pour avoir été le centre de son monde ou est-ce qu'il s'accusait pour l'avoir laissée prendre cette place dans sa vie ? Est-ce qu'il lui disait que maintenant, elle n'avait plus d'importance ? « Est-ce que tu serais venue si tu avais reçu le carton d'invitation dans ta boîte aux lettres ? Est-ce que tu serais actuellement à New York si tu l'avais su plus tôt ? » Alors non... Il n'avait pas eu l'intention de l'inviter. Si elle n'était pas revenue, elle l'aurait sûrement appris après le mariage, l'aurait-elle seulement su un jour ?


Et oui tiens, est-ce qu'elle y serait seulement allée si elle avait été invitée ? Oui, obviously. Même si elle aurait hésité, changé d'avis, elle aurait été là le jour J, elle se connaissait. Ne serais-ce que pour savoir qui partageait la vie de son Sirius, qui pouvait bien avoir pris possession de son coeur. Cependant, elle ne répondit pas au jeune homme et baissa pour la première fois les yeux depuis qu'il avait commencé à hausser la voix. « Je suis celui qui t'admire le plus et ce depuis que tu es née ! Je suis ton plus grand fan de façon inconditionnelle ! Si ce n'était pas creepy je t'applaudirais même pour une simple inspiration de ta part ! J'ai toujours été là pour toi, pour te soutenir, tu es la première personne dont je me souviens. Quand je repense à mon enfance, tu es là, dans chacun de mes souvenirs et... » Même si la situation n'était pas particulièrement appropriée, la jeune fille ne put empêcher ses lèvres d'esquisser un bref sourire. Au moins, elle n'avait pas complètement disparue de son esprit.« J'aimerais venir mais je ne le peux pas Eli, j'aimerais être là pour toi comme je l'ai toujours été mais.. » ... Et elle sentait que ce mais n'était sûrement que le premier d'une longue liste. « Pourquoi avoir attendu 6 ans aussi ?! »


Tiltant, elle releva brusquement le regard, brusquement emplie d'une immense colère. « Pourquoi ?! » siffla-t-elle en plissant des yeux avant de se tourner totalement, dans la mesure du possible, vers son meilleur ami. Il osait vraiment lui demander ? « Tu sais pourquoi je suis partie... » reprit-elle plus doucement. Elle avait envie de lui hurler que c'était parce que justement, cette fois-ci, il n'avait pas été là. C'était toujours plus facile d'accuser les autres, surtout d'accuser Sirius qui avait toujours volontiers prit les charges pour elle. Et pourtant, même si c'était lié à Sirius, c'était elle la fautive. C'était elle qui s'était sentie trop indigne, trop bas-de-gamme pour son meilleur ami, elle qui avait subi la honte de l'uniforme orange pendant plusieurs mois, la culpabilité d'une amie paralysée à vie et qui n'avait pas supporté le regard et les critiques des autres... Sirius était parti étudier le droit, il évoluait, il grandissait, gagnait en expérience, en maturité, et Eli ramassait des déchets sur le trottoir, chacun d'entre eux lui rappelant le dur poids de ses actions. Et puis, un moment plus récent lui vint en tête et, alors qu'elle s'était calmée, sa colère revint aussi vite. « Je pensais que tu avais été clair sur nous, la dernière fois. » Certes, leur grosse engueulade avait permis à Eli de se reconstruire, mais l'action de Sirius avait été de la détruire pour permettre ça, de faire retomber toute l'estime qu'elle pensait avoir acquis pendant ses années à Paris. « Je n'ai pas oublié ce que tu m'as dit, tu sais ? En fait... J'y ai pensé tous les jours. » Sa gorge se serra et elle déglutit avant de secouer doucement la tête, tentant de reprendre une contenance. Tout ce qu'elle avait fait ces dernières années avait été pour Sirius... Et elle se rendait à peine compte à quel point c'était pour lui, combien elle avait attendu de ces retrouvailles. Après tout, elle était revenue pour promouvoir ses chansons, qui lui étaient dédiées, donc même vu sous un autre angle... Ca revenait au même. Elle était revenue pour lui et elle craignait de le perdre alors qu'elle venait à peine de le retrouver. Est-ce que ça pourrait vraiment se passer comme ça ? Est-ce qu'il la rejetterait toujours comme il le faisait maintenant pour quelqu'un d'autre, quelqu'un qu'il préfèrerait ?

Elle ne pouvait pas se permettre de jouer aux acrobates avec sa relation avec Sirius alors qu'elle n'était même plus sûre du statut qu'elle devait leur accorder. Et pourtant, elle se sentait incapable de jouer la comédie avec lui. « Je t'ai dit que c'était pas grave, pour ce soir. » reprit-elle en détournant de nouveau les yeux. Et dire que quelques minutes plus tôt encore, ils se serraient chaleureusement dans les bras et agissaient comme s'ils ne s'étaient jamais quittés ! Pendant un instant, un seul instant, il lui avait rappelé à quel point il était parfait, à quel point elle pouvait tenir à lui et, surtout, à quel point les sentiments qu'elle éprouvait pour lui pouvaient être forts. Elle ne voulait pas labelliser la sensation qu'elle avait ressenti lorsqu'elle avait retrouvé ses bras, elle avait juste été... heureuse. Et en deux secondes, tout ce qu'elle avait pu imaginer s'était effondré. Elle avait été tellement sûre qu'elle resterait son Isabella pour toujours qu'elle n'avait pas pensé un seul instant qu'il puisse la remplacer par quelqu'un d'autre. Oui, une Elizabeth avait prit sa place... Son coeur lui criait que c'était juste impossible, et pourtant les faits étaient là. Il y avait la bague, les beaux-parents déjà charmés... Et puis, bien sûr que toutes les femmes devaient tomber à ses pieds. Même si elle aimait se dire que personne ne le connaissait comme elle, il en fallait peu pour comprendre qu'il était l'ami, l'amant, le père, le mari et le gendre idéal. Si il était le sien, elle n'était sûrement pas la seule.

La jeune fille se rassit correctement. Elle voulait sortir de la voiture, est-ce qu'il la laisserait ? Elle voulait oublier ce qu'elle avait entendu, effacer toute trace d'une intruse dans le schéma parfait qu'ils avaient représenté. Elle resta un instant silencieuse, à se demander si elle pouvait vraiment poser cette question, et finit par relever la tête. De toute façon, c'était évident ; elle était juste maso, elle voulait l'entendre de sa bouche. « Est-ce que tu l'aimes ? » demanda-t-elle sans le regarder, d'une voix qu'elle voulait complètement neutre mais qui se cassa légèrement sur la dernière syllabe. L'atmosphère tendue de la voiture l'étouffait, elle pressentait déjà la réponse de Sirius et, instinctivement, ses paupières se fermèrent, prêts à accuser une nouvelle fois le coup.

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MessageSujet: Re: Someone else's heart   Dim 13 Mar - 16:13

Sirius avait presque oublié à quel point sa relation avec Elinor pouvait être intense… oui, c’était le mot. Elle était une sorte de déferlante d’émotion incontrôlable et changeante. Entre tendresse, colère et jalousie, c’était comme une sorte de montagne russe. Et la plupart du temps, Sirius se sentait indéniablement perdu. Il ne savait même plus comment il en arrivait à être autant en colère contre elle pour des broutilles, parce qu’il l’était, fou de colère… et quand elle ressortait, la cruauté de ses mots le poignaient… comment pouvait-il être ainsi alors qu’il l’aimait ? Elle était sa meilleure amie, sa plus vieille amie, et pourtant, il se sentait juste frustrée qu’elle ne comprenne pas… mais à vrai dire, il ne savait même pas ce qu’elle devait comprendre. Ses sentiments à son égard ? Tout était tellement confus. Quelques minutes avec Elinor et il se sentait perdu, déconcerté, il la voyait, parfaite, idéale, là en chair et en os… dans leur ville et il ne pouvait même plus… la serrer contre lui comme il l’aurait aimé. Cela dit, il était celui à blâmer, il avait la bague au doigt. Enfin, pas encore, pas réellement, mais quand même. Elle était intouchable et ça le frustrait au plus haut point. Combien de temps avant que les hommes viennent rôder autour d’elle ? Seth avait déjà pointé le bout de son nez… et les autres n’allaient pas tarder à arriver… et lui, que pourrait-il faire ? Avait-il le droit d’être jaloux de façon maladive alors qu’il était celui qui était fiancé et qu’elle était la célibataire ?

C’était juste injuste, il aurait voulu lui dire qu’il aurait aimé avoir une chance, une vraie, avec elle… juste une fois, la posséder entièrement. Mais ce n’était sans doute plus possible, il baissa le regard. Il n’avait pas le droit de penser ça. Il resserra les doigts sur l’écrin qu’il allait offrir à Elizabeth, il allait devoir proscrire le plus tôt ce genre de pensées.

« Pourquoi ?! » elle semblait tout aussi démonté de lui, elle semblait tout aussi en colère que lui, sauf qu’elle avait plus de droit que lui d’être aussi fâchée… « Tu sais pourquoi je suis partie... » Sirius baissa le regard. Oui il savait. Il l’avait toujours su, mais il avait toujours espéré qu’elle pourrait passer outre avec son soutient… il comprenait que c’était grave, que c’était lourd à porter, mais égoïstement, il aurait souhaité qu’elle décide de rester à ses côtés, qu’elle décide de rester auprès de lui à se faire cajoler. Il lui avait toujours tout pardonné jusqu’à présent.

« Je pensais que tu avais été clair sur nous, la dernière fois. » Sirius détourna le regard. Il avait espéré pouvoir éviter le sujet de leur dernière retrouvaille… il avait espéré que cela ne revienne pas sur le tapis… il n’estimait pas avoir eu tord dans ses propos… mais il ne se pardonnait pas de lui avoir si ouvertement fait mal, il n’avait jamais été ainsi avec elle, il n’avait jamais été odieux. « Je n'ai pas oublié ce que tu m'as dit, tu sais ? En fait... J'y ai pensé tous les jours. » il haussa un sourcil et la regarda étrangement. « Tu as pensé à moi tous les jours ? » c’était tout ce que son cœur comprenait, tout ce qu’il avait toujours voulu et réclamé, qu’elle pense à lui de façon presque aussi obsessionnelle que lui pensait à elle depuis son départ. C’était idiot, con, parce que c’était évidemment négatif pour Eli, mais tout de même, pour lui c’était quelque chose. Il avait toujours douté de compter pour elle, il avait toujours eu peur de n’être que quelqu’un d’éphémère dans la vie d’Elinor, elle était tellement formidable, elle était sous les feux des projecteurs depuis toujours, tout le monde la connaissait et lui se sentait tellement… banal. Et plusieurs fois, il avait pensé que s’ils n’avaient pas été voisins, elle ne lui aurait jamais accordé aucun regard, s’ils ne s’étaient pas connus enfants, elle n’aurait jamais remarqué son existence… et c’était dur, parce que lui était sûr que lui l’aurait vu, distingué, d’une façon ou d’une autre… il secoua la tête, il n’avait pas le droit de penser ça, il le savait, parce qu’au final, la vérité était qu’ils étaient là l’un pour l’autre… mais parfois, l’idée qu’il ne la méritait pas lui frôlait l’esprit et ça le rendait toujours triste.

« Pardon, je ne voulais pas te blesser Elinor ce jour-là j’étais juste… idiot… et triste. Si tu savais comme tu m’as manquée » avoua-t-il simplement en lui prenant la main et en y effectuant une légère pression. Il l’avait tellement ressassé dans sa tête ce jour-là. Il s’en était tellement voulu, il s’était senti tellement… mal. Et à vrai dire, il se demandait si ce n’était pas tous ces sentiments confus à l’égard d’Eli qui avait permis à Elizabeth de l’approcher comme aucune autres femmes… il était plus fragile, plein de doutes par rapport aux sentiments d’Elinor à son égard… et elle n’était toujours pas là, dans leur monde, elle vivait sa vie ailleurs… et oui, en quelque sorte, Elizabeth était tombée au bon moment en quelque sorte… il aurait tout fait pour s’accorder du répits afin d’oublier un peu sa meilleure amie pour la première fois de sa vie… et il s’en sentait coupable aujourd’hui. Il l’avait trahis.

« Je t'ai dit que c'était pas grave, pour ce soir. » et pourtant, il savait que si. C’était grave pour lui en tout cas. Jamais il n’avait fait passé quelqu’un d’autres avant Eli. Enfin, hormis sa sœur, une fois, et elle lui faisait encore payé. A quel prix lui ferait-elle payer cette fois-ci de ne pas être là ? Il n’osait même pas le regarder en plus… est-ce qu’il la dégoutait ? et avant qu’il ne puisse lui demander, elle lui posa une dernière question qui le troubla. « Est-ce que tu l'aimes ? » il aurait pu répondre à cette question très facilement, par le même mensonge qu’il avait déservi à son père quand il lui avait annoncé qu’il allait emménagé avec elle, le même mensonge qu’il avait servi à Rosalie quand elle lui avait posé directement la question… sauf qu’il ne mentait pas à Elinor. « Je t’aime et je n’ai aucun mal à te le dire » souffla-t-il avec un sourire en coin tout en entrelaçant leur doigt, cette main qu’il serrait et qui dégageait autant de chaleur, il rêvait de ne jamais la lâcher. « Tu te rappelles la première fois que je te l’ai dit ? J’avais 8 ans, on avait passé toutes la journée à peindre sur des grands draps blancs, on avait dessiné tellement de décors différents, on était passé de la campagne anglaise à des châteaux magnifiques pour ensuite terminer par des bateaux de pirates, on avait de la peinture partout, sur nos habits, sur nos mains, tu en avais même dans les cheveux, sur le visage, sur la joue, de la peinture bleu… » il se souvenait si clairement de la scène, il la revoyait encore, il la regarda, plongeant son regard dans celui d’Elinor avec un sourire nostalgique. « Quand j’ai vu ton visage tout peinturluré, ton sourire, tes cheveux défaits, ça m’a juste frappé, sauté aux yeux, c’était tellement évident pour moi. » il se racla la gorge et répéta ses mots d’autrefois, tout droit sorti de leur passé, leur enfance commune. « Je t’aime Elinor, tu es mon Isabella, ce sera toi et moi pour toujours, d’accord ? » dans un flash, il revit le visage si jeune d’Elinor, elle avait changé, elle était adulte maintenant, une adulte magnifique. Une personne qu’il n’avait pas le droit d’aimer alors qu’il était supposée en aimer une autre. Une femme qui allait s’appeler Mme De la Vega et être sa femme…

Mais il ne pouvait pas se mentir et encore moi à Eli, alors le plus sincèrement du monde, il lui ouvrit son cœur, parlant de ses doutes sur ses sentiments sans pour autant le dire clairement « Je n’ai pas eu de flash avec Elizabeth, ça ne m’a pas sauté aux yeux… mais je suppose que je tiens à elle de façon suffisante… je crois. » du bout des doigts, il retraça les contours du visage d’Elinor. Il se pencha vers elle et l’embrassa sur la joue. « Et toi, est-ce que tu m’aimes ? » souffla-t-il à son oreille, proche de nouveau, trop proche… mais cette proximité lui semblait tellement… normale. Il se sentait bien, parce que c’était quand Eli était là qu’il se sentait vivant, et il avait l’impression d’être un Sirius plus accompli dans ses bras à elle… dans ceux d’aucune autres.

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MessageSujet: Re: Someone else's heart   Sam 9 Avr - 1:19

Haussement de sourcil de la part de son interlocuteur. « Tu as pensé à moi tous les jours ? » Les yeux d'Elinor s'agrandirent légèrement par la surprise. Elle n'aurait vraiment pas pensé que ça puisse vouloir dire quelque chose pour lui après tout ce temps, surtout pas après que ce soit lui qui ai coupé les ponts. Elle détestait le regard qu'il lui lançait, qui la poussait à lui pardonner tout ce qu'il avait bien pu lui dire par le passé. Ne l'avait-elle pas déjà fait, de toute façon ? « Pardon, je ne voulais pas te blesser Elinor ce jour-là j’étais juste… idiot… et triste. Si tu savais comme tu m’as manquée » Sirius prit sa main dans la sienne et la serra légèrement, faisant légèrement frissonner la jeune Reagan. Son regard se laissa glisser jusqu'à sa petite main qu'il avait enfermée dans la sienne et, bientôt, ses yeux se fermèrent et elle détourna les yeux. Ce contact, aussi petit soit-il... Etait terriblement enivrant. Peut-être étais-ce parce qu'elle ne l'avait pas vu depuis longtemps, parce qu'ils avaient beaucoup à rattrapé, parce qu'elle avait rêvé de sa peau chaque nuit depuis qu'ils s'étaient quittés sur le tarmac... peu importait, finalement, parce que le sentiment était là. Elle l'avait ressenti en le revoyant, elle le ressentait encore maintenant. Eux deux, c'était juste naturel, instinctif. Dans son esprit, rien n'aurait jamais pu se mettre entre eux ou n'aurait pu entacher leur relation... Et pourtant, il y avait bien quelqu'un. « Tu avais raison... en partie. » concéda-t-elle d'abord sans quitter leurs mains du regard. « Sans ça, je pense que je ne serais jamais revenue à New York. Alors disons qu'on est quittes. » dit-elle finalement en haussant les épaules, l'air détachée.

Elinor était particulièrement tendue à l'idée d'entendre la réponse de Sirius, mais elle ne voulait pas le lui montrer. Bien sûr qu'il l'aimait, comment pourrait-il en être autrement ? Sinon, il ne lui aurait pas demandé de l'épouser. Sirius était sérieux, il devait être sûr de ce qu'il faisait pour s'engager de la sorte. « Je t’aime et je n’ai aucun mal à te le dire » Eli releva brusquement la tête, étonnée. Son souffle avait été coupé par cette réponse, pourquoi est-ce qu'il lui disait ça ? Ce n'était pas la question qu'elle avait posée... Ou plutôt si, ça l'était, d'une certaine façon. « Tu te rappelles la première fois que je te l’ai dit ? J’avais 8 ans, on avait passé toute la journée à peindre sur des grands draps blancs, on avait dessiné tellement de décors différents, on était passé de la campagne anglaise à des châteaux magnifiques pour ensuite terminer par des bateaux de pirates, on avait de la peinture partout, sur nos habits, sur nos mains, tu en avais même dans les cheveux, sur le visage, sur la joue, de la peinture bleu… » Elinor était complètement pendue aux lèvres de son ami d'enfance. Elle ignorait pourquoi il lui disait ça maintenant, si c'était juste pour détourner l'attention d'Elizabeth... Comment pourrais-ce être seulement possible ? Elinor n'allait plus jamais l'oublier, celle-là, elle en serait sûrement incapable même avec un lavage de cerveau. Mais elle se souvenait parfaitement de ce jour-là. Un léger sourire se dessina doucement sur ses lèvres alors qu'elle déglutissait dans l'espoir de débloquer son coeur serré par la mélancolie. « Quand j’ai vu ton visage tout peinturluré, ton sourire, tes cheveux défaits, ça m’a juste frappé, sauté aux yeux, c’était tellement évident pour moi. » Alors, c'était à ça que ressemblait la petite Elinor aux yeux du petit Sirius. Il s'était passé tellement de choses depuis ce jour-là... Tout était tellement plus simple, à cette époque. A l'époque, il suffisait d'un je t'aime et tout était réglé. Maintenant... Il avait beau le lui dire, ça ne changeait absolument rien à la situation. « Je t’aime Elinor, tu es mon Isabella, ce sera toi et moi pour toujours, d’accord ? » La jeune fille luttait pour que ses yeux ne se brouillent. Alors quoi ?! Voulait-elle lui rugir dessus. Pourquoi ? Pourquoi être allé voir ailleurs, pourquoi avoir abandonné alors que c'était prétendument pour toujours ? Et puis pourquoi lui raconter ça, maintenant, alors qu'elle accusait déjà le coup des fiançailles? Comment est-ce qu'il pouvait affirmer ça avec autant de certitude et de sincérité alors qu'il venait de lui annoncer qu'il avait déjà donné son coeur à quelqu'un d'autre, qu'il avait accordé à une autre les privilèges qui jusqu'à présent ne lui étaient que réservés ? Elle était tout simplement incapable de lui répondre quelque chose de concret. Elle s'humecta les lèvres mais ne sortit aucun mot. Au moins, il avait le mérite de la laisser sans voix, et ce n'était pas rien.

« Je n’ai pas eu de flash avec Elizabeth, ça ne m’a pas sauté aux yeux… mais je suppose que je tiens à elle de façon suffisante… je crois. » De mieux en mieux... Alors qu'est-ce que ça avait été, elle assurait au lit ? Elle savait cuisiner ? Il n'était pas sûr de lui, ça s'entendait au son de sa voix et même aux paroles qu'il prononçait. La jeune femme fut soudain de nouveau prise par surprise par Sirius, qui s'approcha d'elle jusqu'à une distance plus que... dangereuse. Il posa ses lèvres contre sa joue et elle voulut que cet instant dure une éternité. Ses lèvres étaient si douces, leur contact en était électrifiant. « Et toi, est-ce que tu m’aimes ? » lui chuchota-t-il en ne s'éloignant que très, très légèrement.

Le coeur d'Elinor manqua un battement. Comment est-ce qu'ils en étaient arrivés là ? Elle était incapable de penser avec une quelconque cohérence – déjà que c'était difficile en temps normal, ces conditions là étaient particulièrement troublantes. Il était trop proches... Et bien sûr qu'elle l'aimait. Elle chantait son amour tous les soirs dans les bars de la ville à son insu, elle rêvait de lui, de ce futur dont il venait de les priver, elle l'aimait pour sa capacité à la canaliser, à la comprendre et à être exactement celui dont elle avait besoin ; elle l'aimait pour tout ce qui constituait son caractère, même les petits détails qui savaient l'agacer, pour la naïveté qu'il pouvait parfois avoir, pour cette générosité qu'il portait en lui ; elle l'aimait pour tout ce qu'il pouvait lui faire ressentir, elle aimait sentir sa présence tout près d'elle comme une force rassurante qui la protégeait depuis sa petite enfance. Tout son corps le voulait, plus proche, et lorsque son coeur repartit, ce fut à vive allure. Et une horrible pensée s'insinua dans son esprit. Il avait tout gâché...

Tous ces souvenirs qui constituaient leur relation, toutes les évolutions que celle-ci avait bien pu connaître au fil du temps, tous les sentiments qu'ils avaient éprouvé pour la première fois l'un pour l'autre... Tout ça n'avait plus aucune valeur. Elle mourrait d'envie de l'embrasser, de sceller leurs lèvres et de régler cette histoire. Elle se doutait qu'elle pouvait en être capable... Mais à quoi cela la réduirait-elle ? Même si elle devait avouer qu'elle ne pourrait jamais retirer complètement ces aspects de sa personnalité, elle ne pouvait pas juste piquer à ladite Elizabeth, peu importe les sentiments déjà terriblement négatifs qu'elle avait pour elle, son fiancé sous prétexte qu'elle était là la première et que, de toute façon, elle le voulait. La Elinor que Sirius avait quitté deux ans auparavant aurait fait ça, pas celle qui se trouvait sur le siège passager de sa voiture aujourd'hui. Les sourcils de la jeune femme se fermèrent et elle laissa échapper une larme et un nouveau frisson. Elle baissa la tête, la tourna vers l'arrière de la voiture. Elle remarqua que son corps s'était, malgré elle, rapproché dangereusement de celui de Sirius, sûrement autant que le petit espace exigu pouvait le permettre. « Je... » dit-elle avant de se racler la gorge pour tenter d'atténuer le ton brisé de sa voix. « Je ne suis pas sûre que ce soit le bon moment pour avoir cette... conversation. » lâcha-t-elle finalement dans un souffle. Elle retira doucement sa main de celle de Sirius mais n'osa pas s'éloigner de lui – l'effet de sa présence était bien trop puissant pour qu'elle puisse simplement penser à y résister. « Sirius, ça n'a plus d'importance... » commença-t-elle d'un ton calme et mesuré. « Ecoute, tu vas te marier, c'est une bonne nouvelle, non ? On ne devrait pas... » Une nouvelle larme coula sur sa joue et elle dut s'arrêter de parler pour contenir un sanglot qui lui meurtrit la gorge. « On ne devrait pas parler de ça. » Elle se mordit puissamment la lèvre inférieure mais ce ne fut pas suffisant pour contenir ses larmes qui inondèrent bientôt ses joues.

Elle se redressa soudainement, se rassit correctement et rassembla ses affaires à ses pieds. « Et puis, qui je suis pour te retenir comme ça le jour de la Saint Valentin, tu dois avoir des tonnes de choses à faire ! » Elle avait besoin d'air, il lui semblait que le parfum de Sirius explosait dans sa tête et faisait accélérer son rythme cardiaque, lui empêchant de penser correctement. « Je t'appellerais, d'accord ? On pourra sûrement trouver le moyen d'organiser quelque chose avec les autres autour d'un verre. » Elle n'osait même pas le regarder, elle ignorait si il avait vu ses larmes mais elle ne voulait pas rester assez longtemps pour devoir les expliquer. En taisant ses pensées les plus profondes, elle pensait... le respecter, en respectant sa décision de se fiancer. Peut-être bien qu'ils se trompaient tous les deux, qu'il n'y avait jamais eu d'évidence, juste des rêves d'enfant... Elle se mentait avec des arguments qu'elle pouvait contrer elle-même, ça en devenait pathétique. Mais peut-être oui, peut-être qu'il serait heureux avec Elizabeth, peut-être qu'elle était mieux qu'Elinor, ça ne semblait pas si difficile que ça aux yeux de la jeune femme particulièrement difficile à vivre. Peut-être que ça voulait dire qu'elle devait s'éloigner, encore, qu'elle avait perdu et qu'elle devait laisser les choses se faire. Elle hésita un instant à se tourner vers Sirius, si désireuse de marquer une dernière fois son visage dans sa mémoire... Elle ignorait quand elle le reverrait, quand elle s'en sentirait la force. Finalement, un sanglot sortit de ses lèvres entrouvertes et elle ouvrit immédiatement la porte de la voiture de Sirius pour poser un pied dehors. « Félicitations, Sirius... » prononça-t-elle finalement avant de claquer rapidement la porte de la voiture.

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Someone else's heart

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