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 Sé un hijo

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MessageSujet: Sé un hijo   Dim 25 Sep - 15:48

7 juillet 2010, Argentine, Buenos Aires, 07h15.


Les pas résonnait sur les graviers, deux hommes marchaient côte à côté d'une démarche légèrement chancelante, les effluves d'alcool se sentait autour d'eux mais ils continuaient leur avancer sans se préoccuper de leur apparence légèrement déplacé pour un lieu si sacré. Antonio lança un regard en coin à Pedro dont les pans de la chemise ressortait à moitié de son pantalon, sa cravate était vraiment lâche et ses yeux complètement rouges. A cause du résidu d'alcool, (et ça Antonio se le jura) il eut un sourire en coin et se mit littéralement à pouffer. Pedro en s'en rendant compte lui frappa le torse de son poing et Antonio grogna et tangua sous l'impacte pas très puissant mais rapide de son ami. Meilleur ami. Frère de cœur. Mais pas en cet instant, Pedro lui avait fait mal. Finalement, ils arrivèrent à destination et Antonio se mit en retrait. Cet instant était à son petit frère.

Le jeune De la Vega s'avança avant de finalement s'agenouiller difficilement devant la tombe. Ses doigts se posèrent sur le prénom de cette femme. Clara Philippa De la Vega, femme aimante, sœur attachante et enfant chérie et adorée. Son mari ne dit pas un mot, il se recueillit en silence et Antonio se contenta de l'observer. La dernière fois qu'il avait assisté à une rencontre Pedro/Clara les épaules de son ami était plus vouté. Il se dégageait quelque chose de noir de lui à cette époque... aujourd'hui, les choses avaient changé. Réellement. Pedro était triste. Mais il n'était plus plein de regret. Et le fantôme de Clara ne pesait plus sur ses épaules. Elle n'était plus cette femme qui l'empêchait de voir l'avenir, elle était juste une partie de son passée, de son histoire qu'il pouvait chérir et qui ne pouvait plus pour autant... le détruire. Il n'était plus plein de regret quand il pensait à elle, juste une sorte de mélancolie. Au bout d'un quart d'heure, Pedro se redressa, il déposa trois doigts sur ses lèvres avant de les déposer sur le prénom de Clara. Sa femme. Son fantôme dont il était enfin libéré.

Il se tourna vers Antonio et il eut une sorte de mouvement de tête. Ensemble, ils continuèrent leur chemin, marchant lentement, silencieusement. Finalement, ils arrivèrent ensemble à la tombe suivante et Antonio déposa une fleur séché qu'il avait dans son porte-feuille sur le dessus de la tombe, Pedro en le voyant faire haussa un sourcil. Antonio haussa les épaules avec indifférence avant de se tourner vers la tombe. Ils restèrent silencieux quelques secondes avant qu'Antonio brise le silence. « Je voulais l'épouser tu sais » avoua alors son plus vieil ami. Pedro cligna des yeux une fois, puis deux, puis une troisième fois. Et très lentement, il détacha son regard du prénom qu'on lisait sur la tombe avant d'observer l'air blessé d'Antonio. « Tu l'aimais ? » Antonio émit juste une sorte de ricanement avant de secouer la tête. « Toujours cette même question. Pourtant, la réponse te fait toujours aussi peur non Pedrito ? » souffla avec provocation Antonio. Pedro se tendit aussi tôt et l'amusement d'Antonio ne fit que grandir à cela. « Je l'aimais au point de vouloir l'épouser. Mais elle était ma meilleure amie. Et elle allait mourir. Et je voulais... qu'elle se sente aimer. Aimer jusqu'à la fin. Mais elle n'a jamais acceptée. Rosa était têtue, elle me disait que mon mariage ne devrait se passer qu'avec la bonne ! Et qu'elle était sans doute plus près que je ne le pensais... » Antonio haussa alors les épaules mais la douleur qu'on lisait dans son regard était réel. Pedro déposa sa main sur l'épaule du jeune Roca dont les yeux brillaient trop. Brusquement, l'argentin regarda le ciel, il était claire qu'il tentait d'empêcher la tristesse l'envahir et qu'il s'interdisait de pleurer devant Pedro. « Mais mariés ou non, nous avons vécu comme un couple elle et moi. Toi parti, Nelly... aussi... il... restait nous. Notre noyau de quatre rompu, ils ne restaient que nous deux, nous et Diego et... je l'aimais, je l'aurais épousée si elle m'avait laissé faire, je l'aurais aimé comme un mari si elle ne m'avait pas définitivement placé dans la case meilleur ami. » « Je l'aimais aussi... » « Tais-toi Pedro. Tais-toi immédiatement. Tu n'as plus ce droit-là ! Tu ne l'as plus depuis que tu lui as brisé le cœur en épousant Clara ! Elle t'aimait. Toi. Mais tu étais trop jaloux de moi pour le voir. Tu es resté un adolescent tellement longtemps. Incapable de lui pardonner de m'avoir donné sa virginité. Incapable de voir qu'elle voulait juste être une femme à tes yeux et pas juste une amie. Elle m'a utilisée. Duh, je vais finir par croire que c'est un truc que font les filles de notre groupe ! » soupira Antonio en secouant la tête l'air las. Pedro se tut, il souffrait aussi, mais il comprit que sa douleur ne pouvait pas égaler celle d'Antonio, car Antonio était resté, Antonio avait été-là à chaque étape de la maladie de Rosa, il avait vécu avec elle, élevé Diego, son fils à lui, comme le sien. Lui avait une famille à New York... Antonio... avait Rosa & Diego. Diego qui n'était pas à lui. Diego qui allait vivre avec son véritable père à New York. « Tu prendras soin de lui hein ? Pour Rosa... mais aussi pour moi Pedro ? Je t'interdis de tout foirer, je t'interdis de replonger dans l'alcool. Il est mon être le plus précieux. Il est le fils de ma meilleure amie. On formait la famille la moins conventionnelle... mais ils étaient ma famille, ma force, ma femme & mon fils. » Pedro hocha la tête et Antonio sembla rassuré. Il se passa la main dans les cheveux avant de placer son bras autour des épaules de Pedro. Il s'avança et les deux hommes posèrent une main protectrice sur le dessus de la tombe de Rosa. Ils se regardèrent ensuite et ils comprirent instinctivement la peine que vivait l'autre. Mais ils ne dirent un mot. Ils avaient toujours eu plus facile de se comprendre que de s'exprimer entre eux. Alors ils continuèrent de marcher avant d'arriver devant la tombe la plus prestigieuse du cimetière entier. Antonio & Pedro d'un même geste s'arrêtèrent et ils abaissèrent la tête en guise de salut.

Don Diego De la Vega mort ou vivant restait un homme respecté et respectable à qui il fallait montrer un respect éternel. Il les avait élevé, il les avait guidé lors de leur premier pas pour devenir les hommes qu'ils étaient aujourd'hui. Avec des pères pathétiques, l'exemple qu'Antonio & Pedro avait suivi avait toujours été celui de Don Diego qui avait été un mentor, un grand-père et un protecteur remarquable. « Je me demande ce qu'il pense à cet instant en nous voyant de là-haut » sourit Pedro rempli d'amour pour son grand-père. Si la mort de Clara était douloureuse et celle de Rosa très dure et dévastatrice... celle de Don Diego était plus acceptable pour son héritier. Parce que Pedro savait que son grand-père avait vécu la vie qu'il voulait, en ayant vu tout ce qu'il voulait et qu'en mourant, il n'avait pensé qu'à rejoindre sa défunte femme Sofia. Don Diego avait eu son salut. Alors que Clara était morte dans un accident et Rosa en ayant dû se battre contre une maladie qui l'avait dévorée de l'intérieure. Elles étaient si jeunes... elles étaient si importantes pour Pedro. « Il doit se dire qu'on devrait penser à mieux s'habiller la prochaine fois ! Et à sentir un peu mieux... et se féliciter qu'on ait choisi une heure ou personne ne peut ni nous voir ni nous sentir ! » rigola alors Antonio en faisant un clin d’œil à son plus vieil ami. Pedro éclata aussi tôt de rire et il secoua la tête amusé plus qu'agacé. « Il doit se dire qu'on devrait grandir. Que je suis un père et que je devrais être un meilleur protecteur pour Sofia. Il en était fou, littéralement. Pas qu'il n'aimait pas les autres, mais Sofia étant la seule fille... » « Une héritière De la Vega ! Comment ne pas l'être, depuis combien de temps n'en y a-t-il plus eu dans ta lignée ? » Pedro fit mine de réfléchir. « La dernière De la Vega de sang était Elena, et c'était dans les années 1800... » « Pedro De la Vega, l'homme qui savait aussi faire des filles ! » les deux amis éclatèrent de rire avant de rebrousser chemin pour rejoindre la voiture où les attendait le chauffeur de Pedro, cette nuit n'était pas terminée pour eux, ils devaient encore dormir et rejoindre les bras de Morphée avant d'être rappelé à leurs obligations. Cette nuit, ils avaient voulu être eux, Antonio & Pedro, vagabonds des ruelles de Buenos Aires. Ils avaient voulu sortir de leur habit quotidien, porté le deuil et boire pour... pas véritablement oublier. Mais pour se sentir vivant.

Leurs pas résonnaient, mais à la différence de l'allée, les deux hommes se permettaient de communiquer l'un avec l'autre, retrouvant ce lien si particulier qu'ils avaient depuis ce jour dans le parc, où Antonio avait accepté que le jeune Pedro rejoigne son équipe de foot les conduisant, lui et le reste de son équipe, à la défaite. « Je vais adopter des enfants tu sais. Avec Fee, une fille et un garçon. » Antonio pencha la tête sur le côté, penseur. Pedro en le remarquant fronça les sourcils, dans son regard se voyait qu'il voulait des explications. « Est-ce que Fee et toi, vous... » « Non, non, non, il n'y a rien entre nous ! » soupira Pedro de façon agacé en se passant la main dans les cheveux avec désinvolture. Il avait répondu très vite. Trop vite. Une lueur provocatrice s'alluma dans le regard d'Antonio. « Donc si j'essayais quelque chose avec elle, ça ne te dérangerait pas n'est-ce pas Pedro ? Elle est tellement belle. Après, elle n'a pas vraiment de poitrine, mais je suis sûre qu'avec un tel tempérament, ça doit être une tigresse dans un... » mais Antonio ne sut jamais terminé sa phrase, il reçut un impact violent sur la joue qui le jeta littéralement à terre. L'argentin cligna des yeux mi-sonné, mi-stupéfié. Pedro en se rendant compte qu'il venait de retourner un coup de poing à son meilleur ami pâlit aussi tôt avant de se pencher vers Antonio afin de l'aider à se relever. Antonio le repoussa et il se redressa tout seul tout en se touchant la joue et de bouger sa mâchoire. Finalement, Antonio éclata de rire et Pedro tenta tant bien que mal de ne pas le voir comme un dément. « Tu sais Pedrito, quand je t'ai annoncé que j'avais couché avec Rosa tu es resté sur ta chaise et tu as refusé que je vienne chez toi pendant une semaine. Quand j'ai embrassé Clara avant que je ne sache que c'était "ta" Clara, tu ne m'as pas adressé la parole pendant un mois... et ici, j'ai juste émis la possibilité de draguer Fee et tu m'as frappé. Tu n'avais jamais frappé quelqu'un par jalousie Pedro. Alors tu peux dire ce que tu veux à qui tu veux par rapport à toi et Fee n'étant rien l'un pour l'autre. Je peux maintenant te dire que tu mens. Et de plus en plus mal ! Tu m'as fait mal bon sang ! Si tu refuses de la partager, fais la tienne, tu en meurs d'envie. » Pedro ne dit rien, son regard se perdit juste au loin et une profonde tristesse s'inscrivit dans ses rétines. « Toutes les femmes que j'ai aimé sont dans un cimetière Antonio... je ne suis pas prêt à... Fee mérite mieux. Je ne peux pas l'obliger à m'accepter moi et mes enfants. » « Tu ne peux pas être le seul à prendre cette décision. » « J'ai une petite-amie... » « Vraiment ? Est-ce que je pourrais me la faire quand tu la quitteras pour Fee ? » Pedro roula des yeux et secoua la tête. « Elle est vraiment si bonne que ça si tu réagis aussi violemment ? » « Antonio... » le prévint Pedro en le menaçant du regard. L'autre argentin leva les mains devant lui en signe d'innocence. Les deux vieux amis se regardèrent. Et Pedro attrapa le visage d'Antonio entre ses mains avant de déposer son front sur celui de son meilleur ami. Antonio lui tapota les joues et ils éclatèrent de rire en même temps. Une fois devant la voiture, Antonio laissa passer Pedro devant lui mais celui-ci s'arrêta quelques secondes avant de monter. « Merci Hermano » « De rien Hermanito ».
Pedro De la Vega

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MessageSujet: Re: Sé un hijo   Dim 25 Sep - 18:01

08 mars 2012, Etats-Unis, New York, 14h23.


Pedro regarda la petite sans pouvoir se lasser du spectacle qu'offrait Rosalie. Sa petite Rosa. Sa petite fleur. La petite princesse qu'il avait toujours voulu avoir. Il traça le contour de sa bouche avec douceur et la petite bougea ses petits doigts, elle était si minuscule, est-ce que James, Sirius & Sofia avaient vraiment eu un jour cette taille ? ça lui semblait si loin, ça lui semblait étrangement impossible. Pedro passa sa main sur le fin duvet blond qui recouvrait le haut du crâne de sa fille avec tendresse, c'était étonnant de voir que la petite avait autant de cheveux déjà.
Pedro De la Vega

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MessageSujet: Re: Sé un hijo   Dim 25 Sep - 18:02

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