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 Through & Jamais Arrière

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MessageSujet: Through & Jamais Arrière   Lun 26 Sep - 16:37

Clan Hamilton motto : Through

Clan Hamilton, also known as The House of Hamilton, is a Scottish family who historically held broad territories throughout central and southern Scotland.

Chief : Alexander Douglas-Hamilton the 16th Duke of Hamilton and the 13th Duke of Brandon.



Je m'appelle Lloyd Willoughby Douglas Douglas-Hamilton, 3ème fils de mon père Angus Alan Douglas Douglas-Hamilton, 15th Duke of Hamilton and 12th Duke of Brandon et de sa troisième femme Kay. En somme, je ne suis rien, hormis un nom descendant de l'aristocratie écossaise. Je pourrais réciter son histoire par cœur, mes précepteurs ont dû me l'enseigner très tôt après tout, exigence de mon célèbre père. Ici, on m'appelle "Monsieur Douglas-Hamilton" ni plus, ni moins, peu de gens font l'effort d'apprendre mon prénom, je ne suis pas l'héritier, je ne suis que le petit frère d'Alexander, vivant dans un monde... particulièrement aisé mais où je n'ai aucun titre à proprement parlé, mes frères aînés ayant tous les titres et bénéfices dus à notre rang. Évidemment, cela ne me gêne pas, je ne les ai jamais véritablement aimé ou envié, eux non plus, pour eux je n'étais que leur demi-frère sans importance, issu du mariage râté de leur père avec une américaine, belle, il en va de soit, mais servant plus d'objet de décoration que de réelle femme. Mais ce monde rempli d'obligations et de devoirs n'a jamais été fait pour être le mien, j'y restais parce qu'on ne refusait rien à Angus et que ce que son Duke de père exige on l'exécute. Alors que ça plaise ou non à Alexander ou John (dit Lord John William Douglas-Hamilton et accessoirement frère aîné), ils devaient l'un comme l'autre accepté les décisions de notre père et de ce fait m'accepter moi. Heureusement, je n'ai jamais été seul, j'avais Archibald et Sybil de mon côté, mon petit frère et ma petite sœur. On a assez bien cohabité ensemble toutes ses années, joué des apparences pour correspondre à ce qu'on attendait de nous : être mieux que le commun des mortels tout en étant soudé dans l'adversité. On a assez bien tenu ce jeu de dupe où tout le monde pensait qu'on s'aimait tous. Du moins, jusqu'à l'année passée où mon père est mort. Alexander en héritier a succédé à notre père, et John est devenu l'héritier et Lord par la même occasion puisqu'Alexander est pour l'instant sans femme et sans enfant. Théoriquement, je suis le deuxième successeur... mais mes frères vont tout mettre en œuvre pour nous écarter, Archibald, Sybil et moi. Qu'importe, ainsi, je peux réaliser mon rêve et voyager là où bon me semble. Père a eu l'obligeance de m'ouvrir un compte pour qu'à ma majorité, je puisse profiter d'une certaine somme d'argent et que je puisse m'acheter une maison correcte en suivant les études qui me plairaient. Aujourd'hui j'ai 22 ans et... je fais effectivement ce que je veux de l'argent de père. Mais avant d'en arriver à ce moment-là de l'histoire j'ai encore le temps.

Encore une chose. Peu m'importe où me conduit mon futur, je ne dois surtout pas oublier : Through & Jamais Arrière. Parce que je peux me cacher, jouer les idiots, faire semblant d'être comme tout le monde. Je n'ai pas été élevé pour être commun, et mes illustres ancêtres ne me pardonneraient pas d'oublier qu'avant d'être Lloyd, je suis un Douglas-Hamilton et que par conséquent j'ai des obligations envers mes deux clans.


Dernière édition par Lloyd W. D-Hamilton le Lun 26 Sep - 17:42, édité 2 fois
Lloyd W. D-Hamilton

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MessageSujet: Re: Through & Jamais Arrière   Lun 26 Sep - 17:37



- Monsieur Lloyd ? Monsieur Lloyd ?

Le valet du jeune homme était à bout de souffle, il avait parcouru toute la résidence des Hamilton et il n'arrivait toujours pas à retrouver le plus jeune des garçons du Duke. Il regarda sa montre avec inquiétude, le récepteur du petit l'attendait depuis 10 minutes, et Monsieur Rivers était reconnu pour ne pas être patient, à tous les coups, il allait blâmer Riley pour le retard du jeune Lloyd… Riley s'épongea le front quelques secondes et il réfléchit, Lloyd était un garçon intelligent pour ses 6 ans, mais il manquait parfois d'originalité… et il connaissait le garçon depuis sa naissance… hésitant quelques secondes, il alla dans la pièce de musique, il était passé trois fois par ici et il avait fouillé tous les rideaux… cette pièce avait toujours été de loin la préférée du jeune Lloyd et tous les habitants du château le savait. Il avait été étonné de ne pas trouver le petit garçon ici… mais il n'avait pas regardé partout… il aurait dû s'en douter en voyant des jouets sur le sol. Ils étaient encore 14 en tout au service des Hamilton, et les 4 femmes de ménage n'auraient jamais laissé des jouets par terre. D'une main assez sûre, Riley souleva un coffret de jeu où il trouva le petit Lloyd tout sourire.

- Vous m'avez trouvé Monsieur Riley ! sourit le petit garçon en se redressant et en passant sa main dans ses cheveux bruns bouclés, il se frotta les yeux avant de tendre les bras vers Riley qui l'aida à s'extraire de la boite.
- Monsieur Lloyd Willoughby Douglas Douglas-Hamilton ! Ceci n'est pas marrant ! Vous avez cours avec votre précepteur ! Vous enfuir alors que je cherchais votre veste n'était ni très sérieux, ni très responsable pour un jeune garçon de votre rang ! Vous avez des obligations qui vous incombent et l'enseignement que vous transmet le Professeur Rivers est très cher au cœur de votre père !

Le petit garçon baissa aussi tôt la tête, coupable du méfait qu'il venait de réaliser… cela dit, il ne pouvait renier s'être amusé un peu. En voyant le petit garçon si abattu Riley poussa un soupire avant de s'accroupir pour se mettre à la hauteur du petit garçon et de relever son menton. Les yeux bleus du jeune Lloyd se remplirent de tendresse et son sourire s'élargit. Riley poussa un soupire ennuyé avant de remettre la chemise du jeune garçon et de lui mettre sa petite cravate.

- Monsieur Riley… suis-je obligé de suivre l'enseignement de Monsieur Rivers ? Cela m'ennuie, je préférerais jouer à cache-cache avec vous. Et puis… c'est vraiment très nennuyant les histoires de Monsieur Rivers.
- Professeur Monsieur Lloyd, Professeur Rivers. Et on dit "ennuyant".

La valet de chambre se sentit légèrement pris au dépourvu, ne sachant quoi répondre d'autre au garçon… comment lui expliquer qu'il aurait beau se plaindre, jamais il ne pourrait changer ses obligations. Il devait devenir un parfait gentleman, s'adapter au monde actuel et surtout, arriver à trouver sa place dans la société élitiste dans laquelle il avait vu le jour non pas sous les meilleurs hospices.

- Ce genre de jeu ne sont pas ceux de votre rang, ne vous intéressez-vous pas à la chasse ? Ou à la pêche ? Ou à une quelconque autre activité du genre ? Tenta de glisser le valet du jeune garçon mais celui-ci secoua vigoureusement la tête de gauche à droite montrant par-là son refus total de jouer à "ces jeux".
- Ma mère dit que tuer des animaux est cruel ! S'écria le petit garçon.

Mr Rivers se redressa brusquement et il roula des yeux, stupide américaine… il tenta de cacher sa grimace de dégoût et il se contenta de caresser le haut du crâne de l'enfant. Comment lui expliquer sans le blesser que les coutumes de sa mère et ses convictions étaient celles de… de la foule, du peuple ! Qu'elle n'était qu'une mondaine… qu'elle était tombé dans ce monde, dans cet univers uniquement parce qu'elle était belle et qu'elle avait ensorcelé le Duke Angus. Ses manières étaient affreuses et le personnel pour se divertir s'amusait à l'imiter en soirée, trouvant un sujet parfait pour se détendre.

- Monsieur Douglas-Hamilton ! Vos ancêtres ont tous chasser ! Votre père et vos frères le font également ! Cela ne fait pas d'eux des "barbares" mais justement des gens nobles.
- D'accord… mais ne suis-je pas trop jeune de toute façon ? S'il vous plait Monsieur Riley, jouons ensemble !

Le valet de chambre attrapa la main du jeune garçon et l'obligea à marcher à ses côtés, le conduisant sans hésitation à son Professeur. Comprenant qu'il n'avait pas le choix Lloyd baissa la tête et traina des pieds tout en boudant. Il détestait ça. Devoir apprendre plein de choses sur sa famille, ils étaient morts, il ne voyait pas l'intérêt de connaître leur nom, de savoir qui ils étaient. Il n'était pas eux, il ne finirait jamais Duke et il le savait déjà. Il suffisait d'entendre Alexander et John lui parler, ils le détestaient et lui en avait souvent souffert. Il aurait tellement voulu être apprécié de ses grands frères, il avait pourtant fait des efforts, il avait essayé de les écouter et même quand ils lui avaient demandé de voler un des bateaux en bouteille de son père et qu'il s'était fait gronder comme jamais, il n'avait pas pensé à les accuser de ce méfait.

Une fois devant la porte, son valet s'accroupit une nouvelle fois, il le recoiffa légèrement, lui remit son petit costume sur mesure en place et il resserra le noeud de sa cravate.

- Vous savez ce que vous avez à faire.

Lloyd inspira longuement avant de taper légèrement sur la porte qui s'ouvrit aussi tôt pour laisser place à un Professeur Rivers tout à fait ennuyé. Lloyd avait toujours trouvé son précepteur vieux et grincheux et lorsqu'il avait regardé Blanche-Neige et les 7 nains pour la première fois avec sa mère, il n'avait pu faire qu'une correspondance entre le vieil homme et Grincheux.

- Vous êtes en retard Monsieur Douglas-Hamilton. Je signalerai ceci au Duke Riley ! Siffla le vieil homme en regardant le valet de chambre avec un mépris à peine caché.
- Bien, répondit de façon sec le valet qui tourna les talons pour repartir dans l'antre des employés de Maison.

Le jeune Lloyd soupira et rentra en classe, il appris une nouvelle fois quelque chose sur un de ses ancêtres dont il avait déjà oublié le nom et le titre complet. Ensuite, ils passèrent un temps à apprendre les déclinaisons latines. Et après avoir répété ce qui semblait être une centaine de fois au jeune garçon la déclinaison de rosa, rosae, rosam, rosae, rosa, le précepteur et son disciple lurent le journal. Ou plutôt, Lloyd lisait et son professeur critiquait sa fluidité, ses hésitations et son manque d'éloquence.

- Monsieur Douglas-Hamilton ! Vous avez une voix que vous devez faire entendre ! Ce n'est pas parce que vous baissez le ton dès qu'un mot est plus difficile qu'on n'entend pas vos fautes ! Vos ancêtres sont des orateurs et grand Dieu, que je sois puni si je n'arrive pas à faire naître en vous une étincelle de Cicéron !
- Qui ?
- Parfois vous me désespérez Monsieur Douglas-Hamilton.
- Parfois, j'aimerais ne plus être un Douglas-Hamilton Professeur.

Le vieux professeur se tut et regarda avec une lueur de pitié le garçon de six ans… il savait que c'était dur d'être élevé seul, d'avoir pour seul compagnie des gens qui vous servent mais qui ne vous aime pas réellement comme ce Riley beaucoup trop ambitieux pour être Valet de chambre. Le vieux professeur eut une idée et il sortit d'un de ses tiroirs un jeu de société et il invita le jeune garçon à s'asseoir en face de lui. Il tira alors les pièces en les expliquants.

- Ceci est le roi, on le place toujours au milieu, sur la case correspondant à sa couleur. C'est la pièce la plus importante. Elle peut se déplacer comme bon lui semble. Avant, arrière, droite, gauche. Mais attention, il ne peut se déplacer que d'une case à chaque fois.

Il plaça sans plus de cérémonie les deux rois. Lloyd admira alors la pièce avec un tel respect qu'un sourire amusé se dessina sur le visage du Précepteur. Il attendit un instant avant de donner la Reine à Lloyd qui la prit comme si elle était un trésor.

- Voilà la Reine, c'est la pièce la plus forte, elle se déplace comme elle veut, de droite à gauche, avant, arrière, diagonales, mais, elle peut aussi se déplacer du nombre de cases qu'elle veut. Elle est illimité. Et elle comme toutes les autres pièces doit protéger son Roi.
- Le Roi… est-ce que c'est un peu comme un Duke ?
- Oui Monsieur Douglas-Hamilton.
- Alors il a tous les pouvoirs… qu'il a hérité de son père ?

Le précepteur hocha une nouvelle fois la tête. Et il reprit les explications, en passant par les Tours jusqu'au pions.

- Savez-vous quelle pièce vous représenter sur l'échiquier de votre vie jeune Monsieur Douglas-Hamilton ?
- Un pion ? demanda alors l'enfant avec une lueur triste dans le regard en touchant du bout des doigts les pièces sacrifices.
- Non. Enfin, si, pour l'instant, tant que vous vous laissez faire. Tant que vous acceptez toutes les remarques sans broncher.
- Mais comment faire pour sortir des règles ? Ne dois-je pas obéissance ?
- Si évidemment. Mais comme toutes les autres pièces le doivent au Roi. Sauf que les autres pièces n'obéissent qu'au Roi, les pions eux sont les serviteurs de tous les autres. La Reine, les Fous, les Cavaliers, les Tours… qu'est-ce que vous aimez jeune Lloyd ?

C'était la première fois que son précepteur l'appelait par son prénom, et le jeune garçon fut touché… il ne pouvait s'empêcher de sourire, comme à chaque fois que quelqu'un l'appelait Lloyd. Il avait l'impression de redevenir un enfant normal. D'être comme tout le monde.

- La musique, répondit aussi tôt le petit garçon. Et la peinture… et les dessins, ajouta-t-il finalement.

Le doigt du précepteur se dirigea alors vers le fou.

- Tu vois, le Fou est une pièce étrange, elle a une autre vision du monde, tout est en diagonale pour lui, il insuffle au Roi de nouvelles choses, de nouvelles perspectives. C'est ce que tu es, un Fou qui aime l'Art.

Lloyd attrapa la pièce et la regarda avec une certaine sympathie.

- Et mes frères ?
- Droit, stoïque, sans beaucoup d'imagination ? Ils sont des Tours. Toujours dressé fièrement… souffla alors le professeur. Mais assez de métaphore, il est temps de jouer.

Et le disciple et le maître jouèrent. Lloyd perdit allègrement et son Professeur lui expliqua alors que les échecs c'était "prévoir" les choses, arriver à déchiffrer les comportements, les étudier, les comprendre et que ça prenait du temps et de l'énergie. Le garçon voulut aussi tôt rejouer. Le Professeur remit la revanche à demain seulement si Lloyd arrêtait de baisser la voix lors de la lecture de mot plus compliqué. Quand il sortit tout sourire de la salle de classe, il fut surpris de ne pas voir son Valet et le professeur regarda sa montre.

- On est sorti un peu plus tôt que prévu, on va aller dans la partie des employés chercher ton Valet.

Lloyd marcha à côté de son Professeur, lui posant plein de questions sur les mouvements des pièces. Finalement, le rire des employés le fit se taire et tendre l'oreille. Il s'était toujours demandé de quoi pouvait parler entre eux les employés.

- Alors Aaron, pas trop prise de tête de s'occuper du plus américanisé des enfants du Duke ?

Tous les servants présent éclatèrent de rire.

- Et alors ? Coupa sèchement son valet. Ce n'est pas parce que sa mère a su lui donner un prénom… bizarre que ça ne fait pas de lui un héritier du Duke. Par ailleurs, le servir pourra toujours m'apporter quelques avantages.
- Oh vraiment ? Et quoi comme avantages ? Parce que cet enfant semble juste… comment le dire…
- Il ressemble à sa mère ? Glissa une des cuisinières avec mépris.

Elle imita une pose particulièrement grotesque et tous les employés éclatèrent de rire. Riley tira sur sa cigarette avant de reprendre le fil de la conversation.

- Je sais que le petit Lloyd est… encore naïf. Mais… il fait peur à ses frères. Et j'avoue que quand il grandira… Lord Alexander et Monsieur John auront sans doute besoin d'informations sur le petit Américain. Et je serais à ce moment-là présent pour eux. Et j'espère qu'ils seront s'en rappeler quand le Duke ne sera plus là. J'aime être Valet de chambre… mais j'aimerais être le Valet de Chambre du futur Duke.

Le Professeur Rivers se racla la gorge, les sourires et les rires moururent lorsque les employés aperçurent le petit garçon et ils se regardèrent gênés et honteux de leur propos.

- Vous n'êtes que des…

L'insulte choqua tout le monde, le jeune garçon redressa finalement le regard et il finit par attraper un pan du costume de son Professeur.

- Partons Professeur.
- Monsieur Lloyd ! S'écria alors Monsieur Riley.

Le petit garçon se tourna légèrement vers son Valet et l'affronta du regard, aucun sentiment ne se lisait dans le regard de l'enfant hormis une déception profonde. Le Valet gêné baissa la tête.

- C'est Monsieur Douglas-Hamilton, corrigea alors l'enfant avant de définitivement tourner les talons.
- Où allons nous Monsieur ? Demanda alors le Professeur.
- Voir mon père. J'ai besoin d'un nouveau Valet. Les servants sont les pions n'est-ce pas ? Ils peuvent être sacrifiés ?

Le Professeur hocha la tête, le jeune garçon venait d'apprendre sa première leçon. Il ne fallait jamais faire confiance à ses amis ou ses serviteurs dans le monde où il était destiné à grandir et à se défendre de toute part.


Lloyd W. D-Hamilton

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MessageSujet: Re: Through & Jamais Arrière   Lun 26 Sep - 17:37



Lloyd se laissa aider par son Valet de chambre Monsieur Charlier, français d'origine qui l'avait aidé à parfaire son apprentissage de la langue de Molière. Riley était toujours là, mais il avait été à n'être qu'un Valet de pied. Il avait tenté de devenir le Valet de chambre de son jeune frère et de sa jeune soeur mais en voyant son jeu, le plus "américanisé" des enfants Douglas-Hamilton l'avait tout simplement empêché. A 10 ans, il était désormais très doué en échec et il se félicitait d'être capable de voir le jeu de chacun. Tout le monde avait un Roi à protéger. Celui d'Alexander était son héritage, celui de John ses avantages, celui d'Archibald sa collection de basquet, celui de Sybil était sa collection de parfum. L'innocence de ses cadets.

- Suis-je prêt ? Demanda alors Lloyd à son serviteur qui ajustait sa tenue rouge.
- Oui jeune Lord.

Lloyd regarda étrangement son valet avant de hocher la tête, il s'observa dans un miroir à pied, la tenue rouge avait été faite sur mesure et lui allait comme un gant... il inspira et sortit de sa chambre à une allure rapide. Il se dirigea aussi tôt vers les écuries où des serviteurs avaient déjà mis à sa disposition son cheval. Tornado était noir, fier et têtu, c'était après avoir vu Zorro avec sa mère qu'il avait décidé d'appeler son cheval ainsi. Il caressa le flanc de sa bête lorsque ses frères arrivèrent finalement. Alexander avait fier allure dans sa tenue rouge. John semblait un peu plus tendu qu'à l'accoutumé. L'héritier observa Lloyd avec un air supérieur.

- Pas trop nerveux cher frère ?
- A vrai dire, non. Mais je poserais volontier la question à John si j'étais vous Lord Alexander. Notre frère semble bien pale.

Alexander plissa le regard avant de tourner son attention sur son cadet. Cela dit, aucune question ne put être posée car Mme la Duchesse arriva avec les deux derniers du clan Douglas-Hamilton.

- Madame, saluèrent Alexander et John d'une voix mécanique avant de faire un salut de la tête.

En voyant la femme de leur père, ils se replièrent vers leur bête d'un même mouvement, ils n'oseraient jamais charrier Lloyd sous la surveillance de sa mère. Archibald eut un sourire rayonnant pour Lloyd qui ne put s'empêcher de se diriger vers lui afin de lui ébourrifer les cheveux. Du haut de ses 6 ans, il le trouvait adorable avec son sourire accroché aux lèvres.

- La tenue de chasse te va bien Lloyd, glissa alors Archibald en touchant les épaules de son grand frère avec envie.
- Ce sera la tienne également un jour.
- Pas de si tôt, soupira la Duchesse en regardant d'un air désolé son fils aîné. Es-tu sûr de vouloir partir avec tes frères ? Tu es encore un peu jeune...
- On n'est jamais trop jeune pour apprendre de nouvelles choses mère. Et je serais sous la surveillance du Lord et de Monsieur John, vous n'avez rien à craindre pour moi.
- Tout de même, une arme...
- Cela ira maman.

Lloyd s'éloigna de sa mère pour se diriger vers la benjamine de la famille, du haut de ses 3 ans, elle ne comprenait pas véritablement ce qu'il se passait et elle restait accrochée aux robes luxueuse de leur mère peu sûre d'elle-même.

- Sybil ?
- Oyd.
- Lloyd, la corrigea-t-il en s'accroupissant devant la petite qui vint placer ses bras potelé autour de son cou.
- Monsieur, vous allez abimer votre tenue ! Voulu l'avertit son Valet de chambre mais il lui fit un signe de main pour lui signaler qu'il n'en avait rien à faire.
- Tu m'attendras ? Je reviendrais avec un trophée.

Sybil hocha la tête, faisant se soulever ses boucles brunes. Lloyd l'embrassa tendrement sur le front avant de se relever et de s'épouster les genoux.

- Tu me feras un beau dessin n'est-ce pas Sybil ?
- Vi.
- Lloyd, nous sommes prêt, signala avec ennui Alexander.

Lloyd se tourna alors vers son frère et il hocha simplement la tête avant de monter rapidement sur le dos de Tornado, il faisait de l'équitation depuis deux ans et il était devenu un bon cavalier.

- Soyez prudent... sourit nerveusement la mère de Lloyd en étreignant un coin de sa veste. Votre père vous regarde.

Les trois frères relevèrent aussi tôt le regard pour apercevoir le Duke Angus Douglas-Hamilton les observer depuis le balcon de son bureau. Ils le saluèrent d'un même mouvement de tête avant de s'élancer tous les trois accompagnés d'amis d'Alexander ainsi que quelques serviteurs et des chiens.

L'avantage d'être enfant de Duke était notamment le terrain. Leur demeure était énorme et recouvrait un pan de forêt où ils pouvaient chasser librement.

U.C.


Lloyd W. D-Hamilton

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MessageSujet: Re: Through & Jamais Arrière   Lun 26 Sep - 17:37



Lloyd marcha jusqu'à la chambre de sa soeur et l'ouvrit sans plus de cérémonie. Il s'arrêta lorsqu'il la vit fumer sur son lit, elle le regarda tout en fronçant les sourcils et le frère et la soeur se regardèrent quelques secondes sans parler.

- Depuis quand tu fumes Sy' ?
- Depuis quand as-tu perdu la manie de frapper avant d'entrer ?

Un sourire fendit le visage de Lloyd qui se rapprocha de sa soeur, il se coucha à ses côtés et il en profita pour voler la cigarette de sa cadette avant de l'amener à sa bouche. La benjamine profita de cette proximité pour déposer sa tête sur l'épaule de Lloyd.

- Je n'ai pas envie que tu partes. J'ai envie que tu restes avec Archibald et moi. J'ai envie qu'on continue de former notre clan à trois, on n'a pas besoin de tout le reste, les servants, les gouvernantes, les valets, tout... ce n'est plus de notre époque Lloyd. Ce n'est plus... je ne veux plus.
- Je sais, souffla-t-il en embrassant tendrement le front de sa petite soeur de 14 ans.

Sybil était devenue une jeune femme magnifique. Il savait que beaucoup de jeunes garçons étaient amoureux d'elle mais il savait aussi que sa soeur était... froide... et qu'elle voyait toute sa popularité comme quelque chose de gênant, elle ne réalisait pas réellement le pouvoir de sa froideur... heureusement en un sens, Lloyd n'avait pas envie que sa soeur se transforme en peste. Surtout à une période où il rêvait de partir. Il ne pouvait pas le faire en sachant que sa soeur faisait n'importe quoi. Mais Sybil n'était pas de ce genre. Très... réaliste, elle voyait toujours les choses froidement, elle jugeait rapidement les gens et se faisait un seul avis sur une personne... mais elle voyait les choses sous un oeil critique et en général, ses avis étaient justes.

- Quand je reviendrais j'aimerais que tu arrêtes avec la cigarette jeune fille. Ce n'est pas très élégant.
- Je n'ai jamais voulu être élégante, j'ai pour ambition d'être médecin, pas un top modèle qu'on expose comme une décoration.

Lloyd se redressa et regarda gravement sa petite soeur.

- Tu n'es pas comme notre mère.
- Oh, je l'espère bien ! J'ai de réelle ambition moi ! Je ne me contenterais pas d'être "la femme de".


Lloyd W. D-Hamilton

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