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 anthéa ~ call me blondie

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MessageSujet: anthéa ~ call me blondie   Lun 6 Déc - 18:09



Anthéa Lily Burrows
20 ans ▬ 13 mars 1990 ▬ New-York, NY ▬ Célibataire ▬ Etudiante en littérature ▬ ft. Teresa Palmer


Certaines personnes disent que le jour de la naissance de leurs enfants est le plus beau de leur vie. Pendant longtemps, mes parents ont fait parti de ces gens-là. Et pourtant, ma naissance était tout sauf voulue. Fille d'un avocat renommée et d'une femme très connue dans l'aristocratie anglaise, ma mère était promise à un grand avenir. Elle suivait de formidables études de droit qu'elle réussissait brillamment et allait bientôt se marier à un homme comme il fallait, bien éduqué, riche, le genre d'hommes que tout le monde rêverait d'avoir pour gendre. Malheureusement (ou fort heureusement pour moi car si ça n'était pas arrivé, je n'aurais jamais vu le jour), ma mère décida de partir passer deux mois aux Etats-Unis avec une amie. C'est là qu'elle rencontra mon père, un peintre amateur qui gagnait plus sa vie grâce à son boulot de serveur qu'à son talent en tant que peintre. Je n'ai jamais su exactement les détails de leur rencontre, c'est le genre de choses qui a toujours été secret défense mais je sais par contre qu'elle en est tombée immédiatement amoureuse. Typique, la belle jeune femme riche promise à un grand avenir et sur le point de se marier qui tombe amoureuse d'un homme raté sans ambition. Digne de ces navets qui passent à la télévision et qui font rêver beaucoup de femmes. Enfin bref. Après avoir vainement tentée de résister contre des sentiments qui allaient à l'encontre de son avenir tout tracé, ma mère arrêta de lutter et c'est ainsi qu'elle vécu "les plus belles semaines de sa vie". Et c'est ainsi que je fus conçue, dans un lit de je ne sais quel motel égaré juste parce que madame voulait sortir un peu de sa cage dorée. Pauvre chérie. Lorsqu'elle découvrit qu'elle était enceinte, ma mère fut en proie an doute, elle aurait du être retournée à Londres depuis longtemps mais n'avait pas pris l'avion, abandonnant toute sa vie derrière elle. Elle s'était retrouvée sans argent, ses parents lui avait coupé les vivres et elle vivait juste d'amour et d'eau fraîche. Elle ne savait pas quoi faire, mais elle était heureuse, avec l'homme de sa vie (qu'elle connaissait depuis même pas trois mois) et toutes deux voulaient construire leur avenir ensemble et donc tant pis, s'ils étaient fauchés, cet enfant naîtrait. Et voilà, c'est ainsi que neuf mois plus tard, j'eus la chance de voir le jour dans un hôpital de New-York.

Malheureusement, on ne peut pas juste vivre d'amour et d'eau fraîche quand on a un enfant à nourrir, mes parents l'apprirent à leur dépend. Ils vivaient dans un tout petit appartement qui s'apparentait plus à un taudis qu'autre chose et ils avaient bien du mal à joindre les deux bouts. Ma mère faisait des ménages chez les gens riches et mon père cumulaient les jobs, me laissant la plupart du temps chez une voisine très gentille qui s'occupait de moi à longueur de temps. Elle s'appelait Carmen et venait de Cuba, elle connaissait tous les voisins et étaient très appréciée par ces derniers. Toujours prête à rendre service, elle était en plus de ça une cuisinière hors paire. Pour moi, elle était plus une mère que celle qui aurait du s'occuper de moi et qui n'était jamais là. Enfin, c'est ce dont je me souviens. Je me souviens aussi que c'est chez elle avec mes parents que je passais mes quatre premiers noëls. Mais c'est tout, de tout ça, il ne me reste que des bribes de souvenirs, des images, et ce qu'on m'en a raconté. Tout ça pour dire, que j'ai vécu mes premières années dans l'absence de mes parents. Malgré tout, j'étais heureuse et entourée, tout ce dont une petite fille a besoin. Cependant, du côté de mes parents, les choses allaient de plus en plus mal. Mon père désespérait de parvenir à vivre de son "talent" un jour, il buvait et frappait ma mère. Cette dernière avait de son côté rencontré un homme riche chez qui elle faisait le ménage et avec qui elle entretenait une relation qui étai bien différente de celle qu'a un patron avec son employée. Il lui fit comprendre qu'elle perdait son temps avec un raté et qu'elle n'arriverait jamais à rien dans la vie comme ça, elle l'écouta. Un beau matin, elle prit le peu d'affaires qu'elle avait à elle ainsi que les miens et quitta notre chez nous en laissant juste un mot derrière nous: "Je n'aurais jamais du tout quitter pour toi, aujourd'hui je répare mon erreur. Au revoir, je prends Anthéa avec moi." C'est ainsi qu'elle tira un trait sur quatre de vie commune avec autant de facilité qu'elle avait tirée un trait sur sa vie en Angleterre quelques années plus tôt. Cette faculté qu'elle avait à se défaire des choses m'étonne encore aujourd'hui.

Et le taudis céda place à une chambre dans un hôtel luxueux. Tout frais payé par son nouveau "grand-amour". Un mieux, capable de subvenir à ces besoins et de faire d'elle une vraie femme riche, qui n'a pas d'autres soucis que de savoir si ces vêtements vont bien ensemble le matin ou si il y aura du monde à son dîner. En somme, un homme capable de la faire devenir ce qu'elle aurait déjà du être si elle n'avait pas eu la bonne idée de partir aux Etats-Unis. Pour ma part j'étais trop petite pour chercher à comprendre la raison de ces changements, et puis la situation m'arrangeait bien. Certes je ne voyais plus mon père mais il n'avait jamais été pour moi qu'un étranger qui passait en coup de vent dans ma maison et puis ma mère s'occupait de moi ce qui changeait beaucoup. La seule personne qui me manquait, c'était Carmen. Mais je me disais que ce n'était que c'était temporaire et que je la reverrais bientôt. La chambre d'hôtel fut elle-même bientôt remplacé par une luxueuse maison et puis ma mère se maria. Je me souviens juste de ça qu'il y avait beaucoup, beaucoup de monde. Tous là pour admirer "le couple de l'année". Le reste, je le sais d'après les photos. C'est comme ça que j'ai appris que c'était la première fois depuis longtemps que ma mère était vraiment heureuse. Je ne l'avais jamais vu sourire autant avant la photo.

C'est ainsi que je pu recevoir l'éducation qui était du à des personnes de mon "rang". Dans un monde où les apparences sont reines, j'appris à me conduire en parfaite petite fille modèle. Être polie, se tenir à table, être bonne élève, ne pas se faire remarquer par son mauvais caractère. J'étais irréprochable, un vrai petit ange aux yeux de tous. Et pourtant, j'étais capable des pires horreurs. La plupart étaient dirigées contre une seule et même personne. Ce petit nain qui me piquait peu à peu ma place. J'avais onze ans et il en avait deux. Il était là depuis deux ans et plus le temps passait, plus je le détestais. Je le détestais pour ce qu'il était, ce qu'il représentait. Lui c'était l'enfant voulu et désirait, qui montrait la réussite sociale de ma mère, moi j'étais une simple erreur de jeunesse, la seule dont ma mère n'avait pas pu se débarrasser. Je voyais leur vie et j'avais l'impression d'être exclue de leur cercle familial. Alors je les haïssais et je faisais tout ce que je pouvais pour leur pourrir la vie. Au début, ce n’était rien de bien méchant, Je me contentais juste de chose comme caché la peluche préféré du bébé, répondre à ma mère et à mon beau-père. Mais plus le temps passait, plus je me montrais difficile. J’avais du caractère et je ne me laissais pas faire, en plus de ça, le temps passant, je découvris bientôt les joies des fêtes tard le soir et de l’école buissonnière. Ils avaient une réputation à tenir, mon beau-père voulu m’envoyer dans un pensionnat anglais privée, là où je pourrais être encadrée sans toutefois être abandonnée parce qu’il y avait mes grands-parents pas loin, ma mère ne voulait pas. Ca aurait pu être juste parce qu’elle ne voulait pas m’envoyer trop loin d’elle mais je pense surtout que l’idée ne reprendre contact avec ses parents la terrifiait. Enfin, je coupais court à leur discutions un bon matin.

C’était un jour de mars, je venais d’avoir seize ans. Le soleil brillait dehors malgré un froid qui persistait encore. J’arrivais dans la salle à manger où se trouvait ma mère et mon beau-père visiblement dans une discussion important et mouvementé qui coupa court dès que je passais la porte. Je haussais les épaules et attrapais un bout de pain, j’avais l’habitude depuis le temps de ces silences, leur sujet de conversation n’était pas bien du tout difficile à deviner. "Soyez heureux, j’ai une grande nouvelle pour vous." Ils me regardèrent étrangement comme s’ils s’attendaient au pire. "Je m’en vais… je pars au Texas. J’ai pris un billet de bus, il part dans une heure." Ils se regardèrent mais ne réagirent pas plus que plus tôt. "Enfin voilà, je voulais juste vous prévenir quand même. Sur ce, bon vent." Je fis demi-tour et arrivais à la hauteur de mes affaires quand j’entendis que quelqu’un me rejoignait. C’était ma mère, elle ne disait rien me regardais juste. Elle avait compris. Elle savait ce que j’allais faire au texas, avec qui j’allais vivre et elle ne trouvait rien à dire contre, parce qu’elle ne pouvait pas m’empêcher de voir mon père. "Il sait que tu y vas ?" "Oui bien sûr, et il est d’accord et heureux à l’idée de m’avoir chez lui, pas comme tout le monde." Elle me regarda, pinça ses lèvres comme elle le faisait quand elle n’était pas à l’aise. "Prends soin de toi et viens nous rendre de visite de temps en temps." Elle me serra dans ses bras et ce fut tout. Je passais la porte et prit mon bus.

C’est ainsi que j’avais coupé court au débat à mon sujet. Dans le car pour le Texas, je sentais mon cœur se serrer, j’avais peur, je ne savais pas vraiment ce qui m’attendait. Mon père avait repris contact avec moi lorsque j’avais treize ans. Ma mère n’avait pas eu le choix et avait du l’autorisé à me voir, j’avais ainsi passé la grande majorité de mes vacances avec lui. Avec lui c’était différent, je ne me sentais pas en trop, je pouvais être moi et pas la petite fille parfaite que tout le monde voulait. Il se fichait éperdument du fait que je ne sois pas la meilleure et que je ne réussisse pas en tout, il voulait juste mon bonheur. Toutefois, je n’avais jamais sérieusement envisagé de vivre chez lui, pour moi c’était encore un peu étranger et j’avais toujours du mal à admettre le fait que c’était mon père. Et puis nous nous connaissions tellement peu. Pourtant je découvris bientôt, qu’il était très facile à vivre. La journée, il travaillait comme employé de la ville. Le soir, il s’enfermait dans son atelier la majorité du temps, pour peindre. Malgré cela, il trouvait le temps de parler avec moi et s’occuper de moi. Il n’était pas très exigeant et me laissait assez libre, du moment que je n’avais pas de trop mauvais résultat et qu’il n’avait pas à venir me chercher au poste en pleine nuit (ni ne plein jour d’ailleurs). Je pus donc continuer à sortir comme je le voulais et cette fois c’était juste parce que j’en avais envie, pas parce que je voulais me faire remarquer. Parfois, le soir, je rejoignais mon père dans son atelier et je le regardais peindre, des fois il s’arrêtait et il me parlait d’avant, de sa vie avec ma mère, me montrait des photos, c’est par lui que j’appris la grande majorité des choses que j’ai déjà raconté concernant mes premières années. Je restais chez lui quelques années jusqu’à ce que je décide de voler enfin de mes propres ailes.






Dernière édition par Anthéa L. Burrows le Mar 7 Déc - 21:16, édité 1 fois
Anthéa L. Burrows

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MessageSujet: Re: anthéa ~ call me blondie   Lun 6 Déc - 18:13

    GNAAAAHGUAAHALALALAAH
    t'es belle 22 22

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MessageSujet: Re: anthéa ~ call me blondie   Lun 6 Déc - 20:53

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Anthéa L. Burrows

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MessageSujet: Re: anthéa ~ call me blondie   

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